12 septembre… une première étape !

Pas de surprise dans les ordonnances du projet de loi « travail » XXL : la fameuse « concertation » des mois estivaux n’a servi qu’à faire croire au fameux « dialogue social » et non à entendre les revendications portées par la CGT pour défendre les salariés.

Promoteur d’un libéralisme débridé, porte-parole du MEDEF et d’une Union Européenne qui n’a jamais eu de visée sociale mais la seule volonté de développer partout et pour tous la concurrence libre et non-faussée pour satisfaire les grands groupes financiers, Macron avance à marche forcée vers une nouvelle dérégulation du Code du travail. Parce qu’il n’a jamais accepté les acquis de 1945 et de 1968, parce qu’il refuse la socialisation du salaire et les cotisations sociales solidaires, parce qu’il refuse l’existence des syndicats au sein des entreprises pour défendre les droits collectifs, parce qu’il rêve d’une société individualiste qui reviendrait à des accords de gré à gré entre salarié et entreprise, le patronat applaudit des deux mains aux ordonnances qu’il a co-rédigées avec l’appui de directions syndicales complices de cette destruction massive des droits des salariés.

Le gouvernement propose une énième réforme partant du principe que le travail est un coût et non producteur de richesses. Elle se rajoutera aux précédentes, non évaluées et inefficaces pour réduire le chômage, orchestré en fait par les patrons pour maintenir les salariés sous pression et les forcer à renier leurs droits. L’inversion de la hiérarchie des normes est à nouveau accentuée, avec le développement de la primauté de l’accord d’entreprise qui favorisera toujours plus le dumping social, la mise en concurrence des PME-PMI et de leurs salariés, les bas salaires, le développement de la précarité, l’éloignement des salariés de leurs organisations syndicales exclues des entreprises, etc.

Il est évident que ces mesures auront leur traduction dans la Fonction Publique, au prétexte d’une égalité entre public et privé : destruction des garanties collectives, individualisation des parcours (déjà entamée par les dernières réformes du Parcours Professionnels Carrières et Rémunération et du Régime Indemnitaire tenant compte des Fonctions, des Sujétions, de l’Expertise et de l’Engagement Professionnel), hausse de la précarité sous toutes ses formes (auto-entreprenariat, CDI de Chantier), suppression des CHSCT, etc. Sans attendre les mauvais coup pleuvent : gel du point d’indice, retour du jour de carence, nouveau plan d’économie de 60 milliards, au prétexte de réduire la dette publique pour rentrer dans les clous du fameux 3% de déficit public pour satisfaire l’UE (ce qui se traduira notamment par la suppression de 120000 postes de fonctionnaires avec le retour du non renouvellement de départs à la retraite), etc.

Et la hausse de la CSG non compensée, à ce jour, par la baisse des cotisations sociales (à laquelle l’UD CGT 41 est opposée car c’est une baisse du salaire socialisé et un renforcement de la fiscalisation de la protection sociale) impactera fortement le pouvoir d’achat des salariés de la FP, comme celui d’une partie des retraités.

Pas de surprise, donc, pour la CGT qui avait pris ses responsabilités en appelant les salariés, retraités et privés d’emploi à se mobiliser par la grève et les manifestations le 12 septembre. Dans le Loir-et-Cher, ce sont plus de 2000 personnes qui se sont retrouvées dans les manifestions de Romorantin, Vendôme et Blois, à l’appel de la CGT, FSU et Solidaires avec en plus des militants de FO. Avec pour revendications : l’arrêt de la casse de l’emploi ; la réindustrialisation par la relocalisation des productions, l’investissement dans la recherche et l’innovation en s’appuyant sur les atouts et savoir-faire des salariés du département ; le renforcement d’une protection sociale solidaire financée par les cotisations sociales pour une couverture des risques à 100% ; la reconquête de véritables services publics de proximité ; l’augmentation des salaires et des retraites avec un minimum de 2000€ brut et un départ à 55 ans ; la diminution du temps de travail à 32h ; la 6e semaine de congés payés ; l’abrogation des lois Travail, Macron, Rebsamen, Santé, NoTRE, et de toutes les lois régressives.

Ce n’était qu’une 1ere étape dans la construction du rapport de force pour combattre les projets mortifères du gouvernement contre le monde du travail. D’ores et déjà, une nouvelle journée d’action est prévue le 21 septembre. Dans le même temps, les organisations de retraités appellent à la mobilisation notamment contre la hausse de la CSG et pour l’augmentation des pensions, le 28 septembre avec un rassemblement à 10H00 devant la Préfecture de Blois. Mais le 28 septembre sera également le jour où le 1er ministre sera au congrès de l’association des régions de France à Orléans pour officialiser les mesures qui frapperont les collectivités locales, les services de l’État, la réforme de la formation professionnelle et ses intentions en matière de fiscalité. C’est pourquoi, le Comité Régional CGT appelle à manifester à 15h place d’Arc, contre l’austérité, la casse sociale, pour l’augmentation des moyens afin de développer des services publics de proximité.

Face à la transformation en profondeur de notre société, au service exclusif du patronat et de la finance, que prétend nous imposer Macron, seule la mobilisation massive permettra d’imposer d’autres choix.

Les militants de la CGT poursuivront leurs efforts pour informer, convaincre les salariés de s’organiser, de créer ou de renforcer leur syndicat CGT, d’entrer dans l’action collective qui seule permettra de reconquérir le progrès social.

 

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