Toutes et tous mobilisé·es le 11 septembre

Pour l’accès et la gratuité de soins de qualité pour toutes et tous. Depuis plusieurs décennies, les gouvernements ont imposés des cures d’austérité au financement de notre système de protection sanitaire et sociale. Ainsi, les réductions drastiques de financements publics … Continuer la lecture

Prise de parole 13 juillet – mobilisation Alliance Automotive Group

Intervention au rassemblement du vendredi 13 juillet 2018 devant l’entreprise Alliance Automotive Group à la Chaussée St Victor en soutien à deux camarades. Cher·es ami·es Cher·es camarades, Bonjour à toutes et à tous et merci d’avoir répondu présents à l’appel … Continuer la lecture

Vers la mort des CIO

Les personnels des Centres d’Information et d’Orientation (CIO) et les Délégations Régionales de l’Office National d’Information sur les Enseignements et les Professions (DRONISEP) luttent depuis plusieurs mois pour défendre leurs métiers et missions. Le gouvernement a décidé, dans la poursuite des réformes du lycée, de la formation professionnelle et de l’Enseignement supérieur, de supprimer les CIO via la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». Au prétexte que l’information professionnelle ne serait plus de la compétence de l’Éducation Nationale, mais de celles des Régions, les personnels des DRONISEP leur seront transférés et les PsyEN réintégrés en établissements scolaires. C’est la poursuite de la volonté de régionaliser ces services et leurs personnels, déjà engagée lors de la réforme du Service Public Régional de l’Orientation (SPRO) de 2015 qui rassemblait l’ensemble des services de l’orientation, contre laquelle la CGT avait déjà lutté avec les salarié·es. La volonté est de restreindre les champs d’intervention des personnels. Pourtant le rôle des CIO est plus que la seule information : lutte contre l’échec scolaire et le décrochage, accompagnement de la persévérance scolaire et des parcours d’élèves à besoins éducatifs particuliers (jeunes arrivant de l’étranger, porteurs de handicap, intellectuellement précoces, …), cellules d’écoute lors des situations de gestion de crise, lutte contre le harcèlement et toutes les formes de discriminations et d’inégalités de parcours scolaires, accompagnement des projets de formation initiale, etc.

Ne nous leurrons pas : il s’agit d’un véritable cadeau aux Régions qui, malgré la perte du pilotage de l’apprentissage au profit des branches, pourront promouvoir les formations qu’elles souhaitent… en lien avec le patronat local. Pour les usager·ères, c’est la fin du service d’État d’orientation, de l’égalité de traitement sur le territoire, de la qualité de l’information et de l’objectivité des propositions en fonction de leurs appétences.

Dans le département, les salarié·es se mobilisent avec les organisations syndicales dont la CGT Educ’Action pour lutter contre cette disparition programmée. Ainsi, outre la participation aux différentes journées d’action et la mise en place de CIO de plein air pour accueillir la population et expliquer les problématiques de l’orientation scolaire, les personnels se sont réunis en Assemblée Générale en avril et ont décidé de lancer une pétition régionale pour alerter le CESER. Ils ont participé à la journée d’action nationale du 5 juin et ont appelé à un rassemblement le 11 juin devant l’Inspection Académique. La lutte se poursuit toujours !

 

 

ParcourSup : chronique d’un naufrage annoncé

Depuis le 22 mai, la nouvelle plateforme d’affectation dans l’Enseignement supérieur, ParcourSup, délivre les réponses « oui », « oui si », « en attente », « non » aux vœux des bachelier·ères. Si elle est décrite par le gouvernement comme plus juste, plus transparente et permettant une meilleure orientation, ce n’est visiblement pas le sentiment des lycéen·nes qui ont laissé éclater massivement leur amertume et leur colère.

Les 1ers chiffres sont alarmants : selon le ministère, 50 % des 812 000 inscrit·es n’avaient que des réponses « en attente », 29 000 n’avaient que des réponses négatives (dont certains n’avaient fait qu’un vœu). Pour les 50 % ayant au moins une réponse positive, aucun moyen de savoir si elle correspond au 1er choix du candidat·e ou à un choix de « sécurité » (dont on sait qu’ils ont été nombreux tant les lycéen·nes appréhendaient de n’avoir aucune réponse positive) puisqu’il n’y a plus de hiérarchisation. On voit ainsi les témoignages fleurir « Je vais accepter, j’ai trop peur d’attendre, mais ce n’était pas ce que je voulais faire ! » puisque les candidat·es n’avaient que 7 jours de réflexion pour se décider sur un vœu positif en attendant de voir si les « en attente » se débloquent pour obtenir une formation qui leur convienne mieux. L’administration reporte aussi une grande responsabilité sur les jeunes qui ont été nombreux à être dans l’empathie et à se désister de places certaines « en pensant aux copains sur liste d’attente qui en avaient plus envie [qu’eux] ».

Au 7 juin, 161 000 candidat·es sont toujours « en attente » et 37 000 ont quitté la plateforme. Pour rappel, à la suite du 1er tour d’affectation le 9 juin 2017 d’APB (qui certes n’était pas parfaite et demandait à être revue), 76,5 % des candidat·es avaient une réponse favorable et pour 61,4 % cette réponse était leur 1er vœu.

Dans la Région Centre Val de Loire, c’étaient presque 22 000 lycéen·nes et plus de 3 000 étudiant·es en réorientation qui étaient inscrits. Si la recteure d’académie espère que 80 % auront au moins une réponse au moment du bac le 7 juillet, quid des 20 % restants ? Et bien ils pourront saisir une commission qui les aidera jusqu’au 21 septembre à s’orienter dans des filières où il reste des places. En gros, les élèves seront dans l’insécurité et l’angoisse sur leur devenir bien après la rentrée et ne poursuivront pas dans une orientation choisie ! Bel exemple de réussite de ce nouvel outil !

Le gouvernement aura ainsi démontré sa volonté à toute une génération : l’accès aux études supérieures au choix de l’étudiant·e n’est plus un droit. Le nouveau système visant à ce que les établissements choisissent les étudiant·es (et non l’inverse), la concurrence entre établissements devrait s’exacerber et la discrimination sociale et territoriale encore se développer.

Pour la CGT, l’accès aux études supérieures de son choix est un droit et pose fondamentalement la question des moyens des services publics.