1er décembre : toutes et tous mobilisés contre la vie chère, pour l’augmentation des salaires, retraites et minima sociaux

Le 17 novembre, des milliers de personnes se sont mobilisées, aux quatre coins du département, comme partout en France, pour exprimer leur colère contre la politique antisociale de Macron et de son gouvernement, au service exclusif du patronat. Si l’augmentation … Continuer la lecture

La retraite par points, c’est non !

Fin 2017, le Président Macron a nommé un haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul  Delevoye. Celui-ci travaille sur un projet de loi pour 2019 qui supprimerait les 42 régimes de retraite actuels pour les remplacer par un système unique de « retraite par points ». Ça va aller vite ! Calendrier prévu par le gouvernement :

  • Avril 2018 – Décembre 2018 : discussions avec les organisations syndicales à partir du document intitulé «Vers un système universel de retraites».
  • Décembre 2018 – Juin 2019 : processus législatif.
  • Juillet-août 2019 : adoption de la « réforme »

Aujourd’hui, 95 % de notre système de retraite fonctionne par répartition, cela signifie que les cotisations du moment financent les retraites du moment, et que ces cotisations sont constitutives des futurs droits à la retraite. Ce système collectif a pour principe la solidarité entre les générations, sa qualité principale étant sa sécurité, le financement reposant sur la masse salariale globale.

Avec notre système de retraites à prestations définies, leur montant est calculé, selon la durée validée, en partant du salaire perçu (la moyenne des 25 meilleures années pour le régime général, l’indice des 6 derniers mois pour la fonction publique).

UN SYSTÈME UNIVERSEL DE « RETRAITE PAR POINTS » : C’EST QUOI ?

Dans un système universel de «retraite par points», le salarié cumule tout au long de sa carrière professionnelle des points acquis en fonction de la valeur d’achat du point : le montant de la retraite est alors déterminé en multipliant l’ensemble des points accumulés par la valeur du point à la liquidation des droits.

Qui décidera de la valeur d’achat et de liquidation du point ? Le gouvernement, en fonction des « aléas » du contexte économique !

Ce qui signifie en clair que la valeur du point au moment de la liquidation pourrait varier, d’année en année, en fonction des conditions économiques. Il n’y a plus dans ce système de montant garanti des retraites, le gouvernement fixant à intervalle régulier la valeur du point. Le·la salarié·e pourra partir en retraite avec une pension amputée ou être contraint de partir plus tard.

Cela est contradictoire aux attentes des salarié·es, qui portent sur l’exigence d’un maintien de niveau de vie, donc de leurs pensions, proche du salaire d’activité, d’un départ à la retraite à l’âge de 60 ans et de la reconnaissance de la pénibilité par un départ anticipé.

La retraite par points sera l’occasion d’amputer les retraites de 60 milliards d’euros, correspondant à ces droits. Les patron·nes se frottent déjà les mains : ils pourraient garder dans leurs poches une partie de notre salaire versée en cotisation retraite.

VERS UN SYSTÈME DE RETRAITE PAR CAPITALISATION

La mise en place d’un système universel de « retraite par points » impliquerait inévitablement la mise en place de retraites « supplémentaires » fonctionnant par capitalisation, le·la salarié·e mettant de côté de l’argent en vue de sa propre retraite.

On passerait d’un système de solidarité intergénérationnelle à un système individuel. C’est bien la volonté de changement de société voulu par le gouvernement, pour tourner toute l’économie nationale vers les actionnaires et les entreprises, au détriment des droits de la population, de toute solidarité.

C’est bien notre travail qui crée les richesses et elles ont été multipliées par 4 en 30 ans !

Les financements existent pourtant pour faire vivre durablement les régimes existants :

  • la suppression du CICE et du pacte de responsabilité, c’est 40 milliards d’euros,
  • la suppression des exonérations de cotisations patronales, ce sont plus de 25 milliards d’euros,
  • un million d’emplois créé, ce sont 13 milliards d’euros,
  • l’égalité femmes/hommes ce sont plus de 10 milliards d’euros pour la sécurité sociale en 2020,
  • la lutte contre le travail dissimulé, ce sont 6 milliards d’euros.

Pour toutes ces raisons la CGT refuse le système de retraite par points et par capitalisation et revendique :

⇰  le maintien des régimes de retraites : régime général, régimes spéciaux, régimes complémentaires, du code des pensions civiles et militaires,

⇰  le maintien du système de retraite par répartition à prestations définies,

⇰  le droit à vivre sa retraite dignement, donc l’augmentation immédiate des pensions de 400 €.

Le salaire à vie, un projet porté par la CGT 41 :

Un salaire à vie de 18 ans à 55 ans, âge où le·la salarié·e est libéré de la relation de subordination à l’employeur·e. Un salaire qui évolue en fonction de sa qualification et de son ancienneté, au regard des garanties collectives nationales et des statuts. Un salaire continué au moment du départ à la retraite et réévalué en fonction de l’inflation.

Pour les métiers pénibles, un départ à la retraite à 50 ans,

Le salaire à vie se baserait sur une caisse unique des salaires, intégrée à la Sécurité sociale, financée par les cotisations sociales patronales et salariales.

L’histoire nous a montré que les conquêtes sociales ont été gagnées dans des contextes de luttes revendicatives de masse. Si l’on veut imposer d’autres choix, il est indispensable de mettre en débat et diffuser ces propositions de transformation de la société.

 

14 juin : les retraité·es toujours mobilisés !

Les retraité·es se sont encore mobilisés le 14 juin, dans le département, partout en France pour défendre leur pouvoir d’achat, pour exiger du concret pour leurs revendications :

  • l’augmentation des pensions de 400 euros.
  • Le remboursement à 100 % par la Sécurité sociale.
  • Le maintien et le développement des services publics de proximité.

La CGT, très présente dans ces rassemblements, a contribué très largement à la préparation de cette journée d’action par la distribution de tracts et signatures de pétitions.

Nous étions 450 manifestant·es sur le département et 700 signatures de la pétition sur nos revendications ont été déposées auprès des autorités.

Il nous faut dire stop à ces politiques de récession sociale. C’est à nous de construire, toutes et tous ensemble un avenir meilleur, par le développement des luttes revendicatives et de créer le rapport de force capable d’imposer d’autres choix.

Plus que jamais, notre combat doit continuer. Les retraité·es que nous sommes ont besoin d’être unis pour porter ensemble leurs revendications pour une vie digne, bien méritée, à la retraite.

Il est urgent de réorienter l’utilisation de l’argent de nos impôts vers l’intérêt général au lieu des intérêts particuliers d’une minorité. La réappropriation par les salarié·es des richesses créées par leur travail doit répondre à leurs besoins et au progrès social.

C’est la mobilisation massive unie, solidaire et déterminée des salarié·es et retraité·es qui permettra d’imposer d’autres choix au patronat et à ses relais politiques.

Oui, plus que jamais, notre combat doit continuer.

Il s’agit d’un combat permanent. Le patronat défend ses privilèges pour pouvoir continuer à s’approprier les produits du travail.

C’est à nous, retraité·es, actif·ves de lui faire face si nous voulons améliorer notre quotidien en restant unis, en se syndiquant, en évitant les pièges tendus, en développant les luttes à la hauteur des enjeux.

Construisons toutes et tous ensemble cet avenir meilleur.

 

Le 14 juin : tous les retraités mécontents des choix de Macron

De bonnes raisons d’être mécontents : Des nantis les retraités ? La retraite moyenne d’un retraité est de 1389 euros. Des égoïstes les retraités ? la solidarité intergénérationnelle, ils la pratiquent depuis leur début dans le travail et ils n’attendent … Continuer la lecture

Retraités : tous des privilégiés?

L’attaque de Macron contre le monde du travail ne s’arrête pas à l’issue de la carrière professionnelle. Quitte à tout détruire, autant s’attaquer aussi aux retraités ! Ainsi, au nom de la solidarité intergénérationnelle, totalement dévoyée à cette occasion, ces « privilégiés » sont sommés de participer à « l’effort national » et de se demander « chaque matin ce [qu’ils peuvent] faire pour le pays, au-delà de [leur] quotidien, de [leur] vie, parfois de [leurs] difficultés ». Et la réponse est toute simple : payer à la place des patrons !

Pas de surprise : c’est dès sa campagne que le Président des 1ers de cordée avait annoncé la hausse de la CSG sans compensation pour les retraités touchant plus de 1200€… Car c’est à ce niveau que l’on devient « riche » pour lui. Mais le diable se cache dans les détails ! En effet, si l’augmentation de 25% (la CGS passe de 6,6% à 8,3%) concerne les personnes seules touchant plus de 1200€, pour un couple elle s’applique dès 1837€ (donc pour un cumule de deux fois 950€) !

Si la forte mobilisation du 15 mars a forcé le gouvernement à revoir en partie sa copie, ce n’est qu’en 2019 que cette mesure inique sera remise en cause. En 2018, ce sont 10 millions de retraités qui subissent l’augmentation, qui peut aller de 244€/an pour une retraite nette de 1100€ à 445€ pour celle de 2000€ et à 717€ pour un couple déclarant 3200€ nets. Et ce alors que Macron refuse d’augmenter les retraites et que les complémentaire sont bloquées pour longtemps par l’accord signé entre MEDEF et organisations syndicales réformistes (seules la CGT et FO n’ont pas signé). Pire, il pourrait faire en sorte que dans les années qui viennent, le niveau des pensions baisse de 9% !

En parallèle, les retraités sont fortement impactés par l’ensemble des augmentations des mutuelles, assurances, gaz, carburant, forfaits hospitaliers, loyers, etc. Mais aucune inquiétude à avoir, le gouvernement ne touche surtout pas aux plus riches ! En effet, au lieu de partager des richesses vers le mieux vivre pour tous, c’est l’enrichissement et l’accaparation des richesses par une poignée qui fait la loi :

  • avec la transformation de l’ISF, seuls 0,30 % des riches vont payer l’impôt sur la fortune,
  • 75 milliards de profits vont aux actionnaires des entreprises du CAC 40,
  • plus de 80 milliards par an échappent aux impôts par la fraude et l’évasion, sans oublier les paradis fiscaux.

L’UD CGT porte une vision bien différente pour transformer la société et l’émanciper du Capital. Dans ce sens, elle revendique :

⇰  l’abrogation de la CSG pour revenir au système antérieur à la réforme Rocard de 1991 (début de la fiscalisation de la Sécu) en la retransformant en cotisations sociales.

⇰  La hausse immédiate des pensions avec un niveau minimum de 2000€ et l’indexation sur les salaires, avec un rattrapage forfaitaire de 400€ de l’ensemble des retraites.

⇰  Le maintien du régime de retraite à prestations définies et du Code Civil des pensions et un départ à la retraite à 55 ans.

⇰  Le renforcement d’une protection sociale solidaire qui réponde à l’ensemble des besoins de la population financée par les richesses issues du travail à travers les cotisations sociales (salaire socialisé), pour une couverture des risques à 100% y compris la perte d’autonomie.

Les retraités (et les futurs retraités) qui ont cotisé toute leur vie, qui participent à la vie collective et économique du pays par leur activité associative, par leur consommation, par leur soutien (de plus en plus en fréquent) à la vie de leur famille, ne peuvent en aucun cas être taxés d’être des individualistes manquant d’esprit de solidarité. Ils méritent une toute autre considération de la part du gouvernement. Pour faire entendre leur voix, à l’instar de celles des salariés, de la jeunesse, des privés d’emplois, c’est tous ensemble que nous devons lutter pour faire barrage aux contre-réformes mortifères de Macron.

 

Tous les retraités dans la rue le 15 mars 2018

  Voir le tract 15 mars 2018 Le gouvernement Macron, particulièrement réceptif aux exigences du patronat, poursuit la politique de ses prédécesseurs en l’aggravant dangereusement. Les réformes imposées en réponse aux demandes du MEDEF, remettent en cause des choix historiques … Continuer la lecture