Le Jour « D’après » 100 % SÉCU

Covid-19 : le modèle social protecteur

« Nous n’ajouterons pas aux difficultés sanitaires […] l’angoisse du chômage et des fins de mois difficiles pour les salariés. Aussi, tout sera mis en œuvre pour protéger nos salariés et pour protéger nos entreprises quoi qu’il en coûte, là aussi. Dès les jours à venir, un mécanisme exceptionnel et massif de chômage partiel sera mis en œuvre. […] Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie au fond à d’autres est une folie.

Emmanuel Macron, allocution du 12 mars 2020 »

On ne peut que souscrire aux propos du Président de la République qui glorifie le modèle social français… Malheureusement dans sa bouche, ce ne sont que des mots. Alors que pour la CGT, c’est du concret et nous portons de réelles propositions. Oui il faut des salaires suffisants pour aborder les fins de mois sans craindre l’avenir. Oui l’assurance chômage est primordiale pour faire face aux aléas de la vie. Oui la santé ne doit plus être considérée comme un coût et viser la rentabilité sous la houlette de l’administration. Oui on ne peut confier notre protection, y compris celle due aux retraité·es via le versement d’une pension gagnée par une vie de labeur, aux appétits de la finance et des assurances privées. Alors pour le « monde d’après », l’Union Départementale CGT 41 porte des revendications pour que le travail soit enfin reconnu à sa juste valeur et que notre système de sécurité sociale, socle de notre démocratie depuis le Conseil National de la Résistance, soit renforcé.

Obtenons le 100% sécu via les cotisations sociales

Alors que durant le confinement, la préoccupation de l’État a encore été de suspendre voire d’annuler les versements de cotisations sociales patronales des entreprises, pour la CGT 41, il faut au contraire les augmenter pour permettre le 100 % Sécu revendiqué par notre organisation.

En effet, les cotisations sociales (salariales et patronales) font partie intégrantes du salaire socialisé. Elles servent à financer de façon solidaire et collective la protection sociale (maladie), le régime de retraites, l’assurance chômage, les allocations familiales. Issues du programme du Conseil National de la Résistance, elles ont pour finalité de protéger les salarié·es des événements inhérents à l’activité et à l’existence tout au long de leur vie. Les baisser, en exonérer les entreprises, outre le fait que cela détruise le système de sécurité sociale, est une véritable baisse des salaires des travailleur·ses ! Le transfert vers l’impôt est tout aussi inadmissible et ne crée pas de droit, en laissant toute latitude au gouvernement à chaque PLFSS de baisser les prestations l’exemptant de faire le choix de politiques de progrès et de justice sociale.

Cette baisse de financement a des conséquences néfastes pour la population : déremboursement des médicaments, franchises sur les visites médicales, les médicaments, les journées d’hospitalisation, baisse des allocations chômage, remise en cause de l’universalité des allocations familiales, non prise en compte de la perte d’autonomie (ce qui fait peser une charge sur les familles dont les proches sont en EHPAD), attaques contre les régimes des retraites, etc.

C’est pourquoi l’UD CGT 41 revendique :

  • la fin des exonérations de cotisations sociales patronales et le remboursement de ce qui n’a pas été versé depuis des décennies ;
  • le financement intégral de la Sécurité Sociale par les cotisations sociales et donc la suppression de la CSG et de la CRDS ;
  • la prise en charge intégrale de la perte d’autonomie par la branche maladie de la sécurité sociale et le 100% Sécu ;
  • le maintien du système de retraite par répartition intra et intergénérationnel à cotisations et prestations définies et l’ouverture pour tou·tes et dans tous les régimes du droit à retraite à taux plein dès l’âge de 55 ans (50 pour les services actifs et métiers pénibles).

Rendre les richesses créées par le travail aux travailleur·ses

Les fins de mois difficiles dont Macron s’est soudainement ému à diverses reprises durant la pandémie ne sont pas dues à la crise sanitaire. Elles sont le fait de l’absence d’un retour des richesses créées à celles et ceux qui travaillent.  Il y a donc urgence à œuvrer pour l’augmentation des salaires et des retraites !

Durant les dernières semaines et celles à venir, alors que le gouvernement n’avait que le mot de solidarité à la bouche, c’est le monde du travail qui a dû mettre la main à la poche : perte de congés payés, de RTT (y compris pour les télétravailleur·ses), « dons » de RTT des salarié·es pour les soignant·es et à venir la multiplication des accords de « performance collective » pour baisser le montant des salaires et/ou augmenter le temps de travail au nom de la sauvegarde de l’emploi !

En revanche, B. Le Maire qui « appelle à diminuer d’au moins un tiers le versement des dividendes en 2020 » n’a pas été entendu puisque les actionnaires de nombreuses multinationales les ont déjà perçus ! Pourtant, la vraie solidarité serait que l’ensemble des dividendes soit réinjecté dans les salaires et l’économie réelle. Pénicaud a beau exhorté les Français·es à consommer, difficile quand les fins de mois commencent le 15… Dans la Fonction publique, alors que le Ségur de la santé bat son plein, la question des trop bas salaires des personnels de la santé est mise en exergue. La CGT dénonce ces faits depuis des années.

L’UD CGT 41 porte des revendications précises.

  • L’augmentation immédiate de 400 euros pour tou·tes.
  • Le dégel immédiat du point d’indice dans la Fonction publique  et les conventions collectives et le rattrapage des 18 % de perte depuis 2000.
  • Le SMIC à 2000 €.
  • L’abandon de la rémunération « au mérite » source d’inégalités et favorisant le clientélisme et l’arbitraire de l’encadrement et l’intégration des primes à caractère de complément salarial dans le traitement brut.

Focus égalité femmes hommes

L’écart salarial moyen entre les femmes et les hommes est de 26 % et 63 % de salarié·es payés au SMIC sont des femmes. 59 % des entreprises de plus de 50 salarié·es ne respectent pas la loi et n’ont ni accord ni plan d’action sur l’égalité professionnelle (seul 0,2 % ont été sanctionnées malgré toutes les promesses de Macron et Schiappa).

La crise a montré que ce sont en majorité les femmes qui ont continué à travailler en présentiel pour faire tourner le pays. Pour abolir ces inégalités dans le « monde d’après », la CGT 41 demande :

  • des sanctions pour toutes les entreprises et administrations dans lesquelles il y a un écart salarial entre les femmes et les hommes ;
  • le renforcement des moyens et des prérogatives de l’inspection du travail pour garantir une application effective des sanctions ;
  • l’application du principe de « à qualification égale, salaire égal ».

Focus pensions et retraites

Le droit à la retraite est garanti par le salaire socialisé et le versement de cotisations sociales. Le taux de remplacement doit être au minimum de 75 % du salaire brut pour une carrière complète et doit reposer sur l’ensemble de la rémunération (traitement/salaire, primes, indemnités complémentaires de traitement, intéressement, participation…) calculé sur les 6 meilleurs mois de travail et le montant de la retraite ne doit pas être inférieur à 1800 € net. Dans l’immédiat, la CGT 41 exige un rattrapage de 400 € pour tou·tes, le dégel des retraites complémentaires AGIRC-ARRCO et IRCANTEC et l’indexation des retraites sur les salaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14 février : journée d’action dans la santé

Fixé au cœur des mobilisations contre le projet de réforme des retraites, l’Union Syndicale Départementale CGT a relayé l’appel national et appelé à la grève et à la mobilisation, tous les salarié·es de la Santé et de l’Action Sociale, ce 14 février 2020. A 11H30, un barbecue revendicatif organisé par l’UL de Blois rassemblait déjà plus d’une cinquantaine de personnes devant le Centre Hospitalier de Blois. A 14h, un cortège d’environ 150 personnes empruntait l’avenue Maunoury pour réaliser les 3 actions organisées par les professionnel·les de la santé et de l’action sociale.

Devant le Conseil Départemental, nous avons réclamé « De la dignité pour nos enfants, nos ados et nos ainé·es. »  L’absence de moyens alloués aux services de la protection de l’enfance a plongé les professionnel·les dans une situation de recours accrue à des travailleur·ses précaires, à l’impossibilité de se former et d’être présent·es en nombre suffisant pour répondre aux besoins des enfants et de leurs familles. En matière de protection de l’enfance aujourd’hui, on n’agit plus dans l’intérêt de l’enfant mais on colle des rustines. Dans les EHPAD et les services de soins à domicile, les conditions de travail ne cessent de se détériorer. La plupart des salarié·es n’arrivent pas au bout de leur carrière car usés et cassés avant l’âge de départ à la retraite. La réforme des retraites envisagée par Macron supprimerait la catégorie active pour tous les personnels en leur imposant d’exercer jusqu’à 64 ans, voire plus. Pour marquer notre refus de cette nouvelle mesure d’austérité, nous avons décoré les grilles et la pelouse du Conseil Départemental avec des protections urinaires usagées, jouets et biberons.

Devant la DTARS, nous avons dessiné les contours d’hommes et de femmes étendus sur le sol pour représenter les nombreux suicides des professionnel·les de santé et ceux et celles qui sont mort·es dans l’exercice de leur fonction, comme Elodie, une jeune infirmière de psychiatrie assassinée la veille par un patient. La casse des services publics de santé, menée avec la participation active des ARS, a pour conséquence la dégradation de la qualité des soins et de la sécurité sanitaire, à la fois des personnes soignées comme des soignant·es. L’austérité tue la Santé ! Et pour leur rappeler, ô combien, ils et elles ont du sang sur les mains, nous avons lancé des poches de faux sang sur leurs fenêtres.

Pour finir, nous sommes retournés au Centre Hospitalier de Blois, avec des ballons en forme de cœur, pour déclarer notre Amour à l’hôpital public. Toute la population est utilisatrice des services de santé et donc la dimension interprofessionnelle des revendications et des luttes pour la défense de notre santé publique concerne tout le monde. Elle est indissociable de nos luttes pour défendre la sécurité sociale garante de son financement. L’enjeu c’est la garantie d’accès pour tou·tes aux soins, à la prévention, à des retraites décentes. Le statut public des agent·es est le garant du service rendu à la population, à l’hôpital comme dans le médico-social et les EHPAD. La population est attachée à son système public de santé et à la sécurité sociale, dont elle attend qu’elle garantisse une solution de prise en charge de chaque difficulté de la vie, quels que soient les moyens financiers dont on dispose. Nous continuerons de défendre les principes à l’origine de la création de la sécurité sociale : « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». C’est dans le hall, cœur de l’hôpital, que nous avons accroché nos ballons en forme de cœur avant de dissoudre la mobilisation.

 

Retraites et situation des femmes

Les organisations CGT, FSU, Solidaires et Unsa ferroviaire ont appelé à un rassemblement, le 7 mars à la veille de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes car contrairement à ce que prétend la Macronie depuis des mois, le projet de réforme des retraites par points ne fera pas des femmes les « grandes gagnantes » ! Parmi la multitude d’inexactitudes et autres mensonges prodigués par le gouvernement, ceux sur la prétendue revalorisation des retraites des femmes atteignent un paroxysme. Pour le gouvernement, être gagnante c’est :

  • perdre les annuités de cotisations pour les enfants ;
  • perdre la pension de réversion en cas de divorce ;
  • perdre la « catégorie active » et partir à 62 ans (au mieux et pas pour toutes et tous) au lieu de 57 ans ;
  • prendre en compte les temps partiels imposés, les périodes de chômage, les périodes de congés familiaux, plutôt que les 25 meilleures années ou les 6 derniers mois dans la Fonction publique.
  • Pour Macron, être gagnant ou gagnante c’est travailler plus longtemps pour gagner moins !

Voir la réforme des retraites par points de Macron sous le prisme du féminisme ce n’est pas vouloir mettre de côté les hommes en disant qu’ils ne sont pas concernés. C’est rappeler que si cette réforme est néfaste pour toutes et tous, travailleurs et travailleuses du public comme du privé, elle est encore plus défavorable aux femmes du fait des inégalités qui existent déjà. C’est ce qu’ont prouvé les réformes de 1993 lorsque le privé est passé des 10 meilleures années à 25 ans et de l’AGIRC-ARRCO qui est un système par points.

Forte de tous ces constats, la CGT porte de vraies propositions pour conquérir de nouveaux droits, gagner l’égalité femmes/hommes et lutter contre les violences sexistes et sexuelles dans et hors le monde du travail.

  • Abaisser le temps de travail pour permettre aux femmes comme aux hommes de s’occuper des enfants et des tâches quotidiennes et lutter ainsi contre la charge mentale qui touche principalement les femmes.
  • Revenir à la prise en compte des meilleures années pour le calcul de la retraite.
  • Lutter contre le sous-emploi des femmes, les temps partiels et la précarité, et mettre en place un service public de la petite enfance pour permettre aux femmes de continuer à travailler.
  • Réaliser enfin l’égalité salariale pour mettre fin à une injustice flagrante mais aussi dégager les ressources nécessaires pour financer notre système de retraites.
  • Instaurer une surcotisation patronale retraite pour toutes les entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale ; une autre pour tous les temps partiels de moins de 24h de façon à garantir des droits pour les salarié·es.
  • Revaloriser les métiers dans lesquels les femmes sont concentrées.
  • Faire ratifier en France la convention de l’OIT contre les violences sexistes et sexuelles.

Si depuis plusieurs mois, un Flash mob créé par les camarades d’ATTAC et rendu célèbre par toutes les femmes, est repris dans les manifestations partout en France, c’est bien que cette contre-réforme de la retraite par points serait une véritable catastrophe pour les travailleuses. Il faut donc continuer la lutte afin de faire reculer le gouvernement et exiger l’abrogation des réformes précédentes qui déjà étaient néfastes pour le monde du travail !

L’égalité entre les femmes et les hommes dans la société et au travail est une conquête majeure que nous devons gagner. Il n’est pas question de féminisme, elle nous concerne toutes et tous. Elle doit nous permettre de transformer la société vers plus de progrès.

 

Capitalisation : liaisons dangereuses du gouvernement et de Larry flink

Par la presse nous apprenons que de nombreux gouvernements européens écoutent, idéalisent et essaient d’attirer l’attention de Larry FLINK, PDG de BlackRock, qui dans le monde de l’économie libérale semble être un « mentor » incontournable.

Le fonds d’investissement BlackRock est soupçonné de peser sur le projet de contre-réforme des retraites par points, afin d’imposer un système par capitalisation dont il profiterait.

Le président Macron (issu lui-même du système bancaire), l’a reçu à Matignon dès son élection en juin 2017. Le président a écouté et mis en application les marqueurs souhaités par BlackRock pour la France.

Il a baissé la fiscalité du capital (exonérations ++, suppression de la taxe professionnelle, de l’impôt sur la fortune, …) et a accentué les réformes sur le marché du travail (casse du code travail avec plus de flexibilité et généralisation de la précarité dans tous les secteurs), de l’assurance chômage (contrôle des demandeur·ses d’emploi et baisse des indemnisations), de la santé (casse de l’hôpital public, déremboursements des soins, etc.) et dernièrement du système des retraites français par répartition à cotisations et prestations définies afin d’obliger implicitement les générations à venir à tendre vers le système par capitalisation.

Dans une note adressée au gouvernement en juin 2019, la société BlackRock se désolait ainsi du peu d’usage des Français·es de l’épargne retraite.

Désormais, nous apprenons par un article de « Marianne » (09/01/2020) que le premier Ministre et son directeur de cabinet sont des proches de Mme Matéos (ancienne camarade de promotion à l’ENA). Cette dernière est la conseillère du vice-président de BlackRock.

Cette dernière attribue une note de 8/10 au gouvernement français avec une mention « continuez comme ça ».

Mais leurs relations les amènent à demander des affichages clairs et effectifs au gouvernement en matière de réforme du marché du travail et de faire des coupes intelligentes et durables dans les dépenses publiques avec des baisses d’impôts.

Car dès 2017, ils et elles ont pensé que « le jeu avait changé et que la France était prête à accepter des réformes positives pour son économie ». Ils et elles ont rajouté « quel soulagement que le peuple se taise enfin ! ».

Depuis la « crise » des gilets jaunes et la montée des luttes, notamment sur la contre-réforme des retraites, BlackRock ne parle plus publiquement des sujets qui fâchent mais son PDG est toujours reçu à l’Élysée.

La publication, au Journal Officiel du mercredi 1er janvier 2020, de la promotion du Nouvel an de l’Ordre de la Légion d’honneur, aura créé le premier mini-scandale de l’année. Dans la liste des noms apparaît François Cirelli, actuel patron de BlackRock France.  Jean-François Cirelli, le PDG du fonds de pension en France, connaît bien le dossier : il a piloté la réforme de 2003  (qui attaquait déjà notre système de retraites) depuis Matignon.

Cette accélération de la politique libérale vers la privatisation de secteurs publics, de casse des garanties collectives (public/privé) génère la situation que nous connaissons et provoque les exaspérations d’une grande partie de la population qui n’arrive plus à boucler les fins de mois…

Les manifestations, notamment des Rosies, qui dénoncent la collusion entre pouvoir et BlackRock ont bien raison !

Continuons la lutte afin de les arrêter dans cette logique de régression sociale généralisée !

 

49-3, la température monte !

Le 1er ministre a annoncé recourir à la procédure du 49-3 pour faire passer sans vote à l’Assemblée nationale le projet de loi portant sur le système de retraite par points. Face à l’opposition de la population, face à une mobilisation populaire sans précédent en intensité et sur la durée depuis plus de quatre mois, le gouvernement Macron dégaine son arme constitutionnelle et anti-démocratique. Cette décision renforce l’image d’un président qui méprise les classes populaires, qui roule et accélère pour les patron·nes.

Impuissant à convaincre la population que les intérêts des fonds de pension, des assureur·ses, des banquier·es et des grandes entreprises rejoignent ceux des travailleur·ses, impuissant à construire un projet lisible, le gouvernement vise à impliquer les syndicats dans la recherche de mesures d’économies à effet immédiat. La conférence sur le financement s’appuie sur une CFDT totalement discréditée par son rôle de jambe de bois pour le MEDEF et le gouvernement à son service. Même cette misérable bouée de sauvetage ne permettra pas de sauver une réforme antisociale massivement rejetée par la population.

Dans un contexte social où la contestation a été violemment réprimée dans la rue et à l’approche des élections municipales, le recours au 49-3 est un nouveau signe de la fébrilité du gouvernement face à la mobilisation populaire et de son mépris du débat démocratique. Si le nombre de manifestant·es s’est réduit, la participation aux actions sous des formes nouvelles ne s’est pas démentie. Les mobilisations devant les entreprises en lutte ont permis de soutenir dans un cadre interprofessionnel les revendications des camarades des EHPAD, du Centre Hospitalier de Blois ou de Thiolat.

49-3 ou pas, nous savons que seule la lutte paie et que si la mise en œuvre de la réforme peut être retardée, c’est dans les entreprises et dans la rue que doivent s’ancrer les actions revendicatives. C’est pourquoi les mobilisations doivent se poursuivre et se poursuivront dans le Loir et Cher contre la mise en œuvre de cette réforme antisociale.