Défense du bureau de Poste de Mont-près-Chambord

Prise de parole FAPT CGT 41 Votre présence en nombre aujourd’hui démontre l’attachement des populations au service public postal. Ce que la CGT dénonce depuis longtemps continue de s’accélérer, à savoir la casse du service public postal dans le Loir … Continuer la lecture

Mobilisations à la Poste !

Les attaques contre le service public postal se multiplient dans notre département tant au courrier (distribution) qu’au réseau (accueil aux guichets).

La direction met en place des réorganisations au nom de la rentabilité et de la productivité pour pallier, selon elle, la baisse de trafic du courrier. Au prétexte de faire des économies d’échelle sur la location des bâtiments et des véhicules, elle tente de développer les « tournées sacoche ». La réalité, c’est la division du travail et la dégradation des conditions de travail des personnels : les salarié·es en inaptitude sont cantonnés au tri, quand d’autres ne font plus que de la distribution et voient leur tournée et donc leur temps de travail rallongés (avec en plus la perte d’une partie de repos de cycle).

Au réseau, les réorganisations vont s’effectuer dans tout le département. Elles se traduisent par la fermeture de tous les bureaux de poste le lundi (hormis les « bureaux centres » qui voient leurs plages horaires augmenter sans personnel en plus). Au nom de la concurrence libre et non faussée, il ne faudrait pas que la Banque Postale soit ouverte quand les autres banques ne le sont pas !! Quid du service public ?

La CGT dénonce depuis toujours le démantèlement du service public postal. Il se fait au mépris du personnel et de la population. La Poste élabore volontairement toutes les conditions pour faire baisser la fréquentation des bureaux et justifier les réductions d’horaires conduisant à la fermeture. Le dernier exemple en date est celui de Mont-près-Chambord, qui est menacé de fermer tous les après-midis en plus du lundi. Un comité de défense s’est mis en place avec 2200 signatures sur la pétition dénonçant cette fermeture partielle car rien ne la justifie. En effet la fréquentation reste stable. Si cette réorganisation devait aboutir, elle aurait un impact sur l’ensemble des bureaux du secteur (en 1er lieu celui de St Gervais) tant pour la population que pour les salarié·es.

La FAPT CGT défend l’idée d’un service public postal de proximité qui crée du lien social et n’est pas assujetti à l’idée de rentabilité. C’est pourquoi elle appelle à soutenir toutes les actions qui auront lieu pour défendre l’ouverture des bureaux.

 

Congrès de la CGT FAPT 41

Notre Congrès CGT FAPT 41 s’est tenu les 7 et 8 juin derniers. Celui-ci a rassemblé une quarantaine de syndiqué·es d’Orange et de la Poste. Il s’est déroulé en la présence d’un camarade de la fédération, d’un membre du Comité Régional ainsi que de plusieurs représentant·es du département.

Durant ces derniers mois, la direction sortante a travaillé pour faire de ce congrès un évènement de rencontre privilégiée pour assurer la transition, procéder à l’évolution des responsabilités dans le syndicat afin de pérenniser son avenir. Le travail accompli en amont de ce congrès a d’ailleurs été souligné par plusieurs camarades lors de nos travaux qui ont pointé la qualité de notre document d’orientation. Ce dernier, travaillé collectivement, se révèle partagé par l’ensemble des congressistes.

Vus les débats riches qui ont rythmé ce congrès à partir d’un constat lucide sur la dégradation des conditions de vie et de travail, la pénibilité, voire la mise en danger physique et le mépris exprimé par les directions, nous avons toute la dimension du travail qu’il nous faut fournir pour mener le débat d’idées et redonner espoir dans les services. Tous les exemples de luttes gagnantes qui sont aussi venus dans le débat sont des éléments encourageants pour convaincre les collègues qu’il est possible d’éradiquer cette souffrance au travail, de combattre les réorganisations néfastes et d’élaborer avec le personnel des cahiers revendicatifs à l’offensive pour ne pas subir les mauvais coup des directions.

Ce congrès a aussi fortement réaffirmé la nécessité de reprendre la main syndicale sur le terrain. Enraciner la CGT dans tous les services, la renforcer là où l’on est, et  l’installer là où on ne l’est pas, c’est la tâche essentielle à laquelle nous devons travailler. Cela passe par se donner les outils au travers des visites de services organisées régulièrement pour donner aux camarades sur le terrain tous les moyens d’imposer notre présence, notre communication CGT et des espaces de débats avec les collègues sous toutes les formes qui le permettent. Pour cela, nous l’avons rappelé lors du débat, les droits, les moyens existent et nous ne devons pas les laisser nous échapper.

A partir de ces éléments la réorganisation ou la création de sections syndicales demeurent notre préoccupation essentielle. Des pistes intéressantes à exploiter ont été abordées dans le débat en commençant par donner la priorité de l’information à nos syndiqué·es afin qu’ils/elles soient véritablement acteurs et décideurs. La section syndicale, son existence, son organisation et son efficacité sont bien entendu totalement conditionnées au nombre de syndiqué·es. C’est dans ce sens que la syndicalisation doit être aussi le pilier de notre activité. Poser la question de l’adhésion et de l’organisation sur le terrain doit être un acte naturel lors de chacune de nos visites de services. Il est bien évident que tout cela passe par un travail de conviction, de débat, d’argumentation et d’une communication régulière envers les syndiqué·es et les salarié·es.

Notre tâche sera également de participer pleinement, dans le cadre interprofessionnel, à toutes les actions et luttes menées par la CGT portant sur les grands enjeux qui nous sont posés et principalement, en ce qui concerne notre secteur, la défense et le renforcement du service public.

La nouvelle direction du syndicat départemental élue par ce congrès s’engage à mettre en œuvre les décisions, pendant le mandat qui nous a été confié avec la volonté de travailler collectivement pour le rayonnement et le développement de la CGT FAPT de notre département.

 

Non à la fermeture du bureau de poste des cornillettes à Blois !

Nous nous opposons à la transformation des bureaux de poste en relais poste ou en agence postale. Nous revendiquons un service public de proximité au service des usagers.

C’est pourquoi nous nous sommes rassemblés les 19 et le 26 janvier 2017, syndicats et usagers, pour combattre la fermeture du bureau de Poste des Cornillettes à Blois.

Lors de ces rassemblements, nous avons fait signer des pétitions et nous avons été bien accueillis par les usagers qui ont montré beaucoup d’intérêts à nos propos et arguments.

En effet la Poste ne peut s’exonérer de sa responsabilité dans le cadre du lien social des Français dans les territoires, de sa responsabilité de service public pour tous en tout point du territoire et de sa responsabilité économique dans sa politique mortifère, destructrice d’emplois et de droits sociaux.

Nous condamnons cette stratégie qui consiste à faire de la rentabilité à tous crins, en lieu et place d’un service de qualité au plus près des utilisateurs. Alors que d’autres choix sont possibles, la solution de la gestion financière est préférée. La place d’une entreprise telle que La Poste n’est-elle pas de concourir au bien-être de tous et toutes et de participer à la richesse de la nation ?

La Poste préfère développer à marche forcée la banque et la téléphonie mobile. Alors qu’il faut développer une offre de service pour tous, en particulier envers les plus modestes, nos aînés et les personnes fragiles.

Alors que la Poste a les moyens de le financer, elle a fait en 2015 un bénéfice de 975 millions d’euros (hausse exceptionnelle de 33%) et l’Etat lui a versé en trois ans 315 millions d’euros de CICE, elle préfère supprimer des bureaux de postes et les postes qualifiés de Postiers qui sont à même d’y répondre.

Quel intérêt de privilégier La Banque Postale « une banque comme les autres », de plus en plus chère, de moins en moins accessible et de plus en plus éloignée de ses usagers ?

La situation sociale de l’entreprise n’est pas au beau fixe. Les mauvaises conditions de travail, la surcharge de travail, le stress lié aux objectifs, les pressions managériales sont le quotidien de nos collègues dans les services. Cela a pour conséquence de l’absentéisme pour maladie non remplacé, la fermeture ponctuelle des bureaux, des incivilités et de la Non-qualité.

Il est urgent que La Poste prenne en considération les demandes des salariés, des usagers et des élus pour recréer du service public, en tout point du territoire. Il ne lui est pas interdit d’innover, véritablement, pour fournir le service que les usagers attendent, de par ces nouveaux usages que sont internet et les nouvelles technologies en général.