Gare de Villefranche : guichet à sauver !

Depuis le 25 novembre, une mobilisation s’est engagée pour maintenir ouvert le guichet de la gare de Villefranche sur Cher. Un collectif s’est formé autour de la CGT avec des associations et des partis politiques.

En effet, suite à la fin de la convention signée entre la région Centre Val de Loire et la SNCF, cette dernière avait décidé de fermer le poste de guichetier pour le remplacer par un guichet automatique. C’est une nouvelle attaque contre les services publics de proximité, notamment en milieu rural, qui se profile.

Le collectif réclame au contraire, l’ouverture du guichet du 1er au dernier train, c’est-à-dire de 6h30 à 20h et la pérennité du poste. Grâce aux actions menées, ce dernier a déjà été maintenu jusqu’à janvier 2022 mais la lutte continue pour son maintien définitif.

Par ailleurs, un courrier a été envoyé au Conseil régional ainsi qu’aux député, sénateur et à la communauté de communes pour qu’ils et elle agissent pour soutenir l’action du collectif (la mairie de Villefranche est elle-même dans le collectif). Les parlementaires locaux ont beau jeu de dénoncer la privatisation et la casse des services publics quand ils sont en territoire, alors qu’au niveau national ils votent les lois le permettant.

Des pétitions ont été mises en place pour que les citoyen·nes interpellent la Région et la SNCF qui sont dépositaires de missions de services publics et doivent répondre aux besoins des usager·es. D’autant que le service public de transport ferroviaire doit être renforcé à l’heure où la mobilité des usager·es doit tenir compte des urgences environnementales et sociales.

La CGT appelle à faire signer massivement la pétition en ligne !

D’autres mobilisations sont à venir !

 

 

 

SNCF : la lutte continue !

Depuis 3 mois, les cheminot·es, dans l’unité, ont engagé un bras de fer contre la volonté du gouvernement de livrer l’entreprise publique de transport ferroviaire aux appétits financiers des grands groupes privés.

Utilisant les médias dans une large campagne mensongère de dénigrement, le gouvernement a tenté de discréditer cette lutte, engagée pour la défense du service public ferroviaire et l’amélioration des prestations rendues aux usager·ères, présentant les cheminot·es comme des nanti·es et des privilégié·es, se battant égoïstement pour leur statut qui serait responsable de tous les maux de la SNCF.

En réalité, répondant aux injonctions de la Commission Européenne de Bruxelles, Macron et son gouvernement ont décidé de casser le service public de transport ferroviaire de voyageur·euses par une privatisation à marche forcée.

Cela aura notamment pour conséquences :

  • la hausse des prix des billets des usager·ères et des contributions des collectivités consécutives à l’abandon de la péréquation tarifaire.
  • La fermeture de lignes dont la régénération ne sera pas financée par l’État.
  • La liquidation du Fret.

Dans notre région, ce sont les lignes Paris-Tours via Châteaudun et Vendôme, mais aussi Tours-Loches, Tours-Chinon ou encore Bourges-Montluçon qui sont menacées de fermeture.

Cela se traduirait par des milliers d’étudiant·es et de salarié·es jetés sur les routes dans des bus Macron, engendrant des transports plus longs, moins confortables, moins sûrs, générant plus de pollution et aggravant l’état déjà dégradé des routes.

260 élèves qui prennent le train à Onzain pour venir dans les lycées blésois, vont faire les frais de cette stratégie, puisque les élus d’Agglopolys viennent de décider de résilier la convention avec la SNCF concernant les abonnements de transport scolaire pour la remplacer par la création de lignes de bus Azalys.

Alors qu’on nous présente l’ouverture à la concurrence comme la solution miracle, rappelons que dans d’autres secteurs, cela s’est traduit par une augmentation des prix (gaz de 75 %, électricité de 30 %, prix du timbre, etc).

L’ouverture à la concurrence du Fret, qui devait augmenter le trafic, sauver le fret SNCF, s’est en fait traduite par une diminution au profit de la route avec 1 800 000 camions de plus sur la route depuis 15 ans.

En Angleterre, précurseure des privatisations, le gouvernement avait déjà renationalisé l’infrastructure en 2002 pour mettre fin aux accidents.

En janvier dernier, des milliers de britanniques ont manifesté pour exiger la renationalisation de l’exploitation, dont la gestion par les boites privées s’est traduite par des retards catastrophiques (4 trains sur 5) et des hausses de prix de 27 % en 7 ans. Les Britanniques déboursent chaque année 6 fois plus que les Français pour se rendre au travail (14 % de leur revenu contre 2 % pour les usager·ères de l’Hexagone).

C’est donc bien pour la défense du service public ferroviaire, la défense des intérêts des agent·es et des usager·ères que les cheminot·es se battent pour les renforcer.

Les difficultés de fonctionnement, les retards d’aujourd’hui, sont le résultat d’un manque de moyens humains et d’investissements dans le matériel et le réseau, savamment orchestrés pour justifier la privatisation.

Malgré la campagne de désinformation, malgré le mépris et la volonté de passage en force du gouvernement, les cheminot·es restent déterminés et poursuivront leur lutte en juillet et août.

Alors qu’après la SNCF, c’est la totalité des services publics et leurs missions que Macron et son gouvernement, aux ordres du patronat, ont décidé de privatiser, nous appelons tous les usager·ères, les salarié·es à soutenir cette lutte, à entrer eux/elles aussi dans la mobilisation pour stopper Macron et reconquérir le progrès social.