Où va l’argent de Thalès ?

Depuis plusieurs années le groupe connait des difficultés financières d’après la direction. Pour la C.G.T ce sont bien les montages financiers L.B.O (leveraged buy-out) qui font que les dirigeants du groupe, pour garantir les dividendes des actionnaires et rembourser les emprunts bancaires et leurs taux d’intérêts, sont contraints à dégager plus de gains de productivité.

Le L.B.O. consiste à financer le rachat d’une entreprise en ayant recourt au surendettement bancaire, ce qui permet d’augmenter la rentabilité des capitaux propres. La dette d’acquisition bancaire est remboursée par une ponction plus importante sur le chiffre d’affaires de la société achetée. Quand le chiffre d’affaire ne progresse pas suffisamment la variable d’ajustement se réalise sur la masse salariale par la mise en place de plans de restructuration. Conséquence : 300 suppressions d’emplois en Espagne en 2010 et maintenant 150 emplois en France avec la fermeture de 2 entreprises de production à Sonchamp (78) et Péronne (80).

La C.G.T dénonce le fait que les seuls investissements du groupe depuis trois ans ont été réalisés en Turquie, Chine et Malaisie. Voilà, une fois de plus, comment la valeur ajoutée de notre travail répond au seul besoin du capital au lieu du vivre dignement de son travail.

La CGT appelle les salariés à s’organiser, à se syndiquer, à lutter pour réorienter les investissements dans la production et le travail stable qualifié localement et à sa réévaluation par l’augmentation des salaires.

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