Prise de parole 1er mai

Nous sommes réunis aujourd’hui 1er mai, journée internationale de lutte pour le progrès social, la paix et la solidarité,  après les multiples mobilisations contre le projet de loi travail qui ont réuni de très nombreux salariés, retraités, privés d’emploi, lycéens et étudiants en France et dans le Loir et Cher. Cela fait presque deux mois que l’expression du refus de cette loi rétrograde s’organise par la signature de pétitions, par des rassemblements citoyens, par des journées de grève et de manifestations.

Pour autant, malgré des annonces en faveur des jeunes qui n’ont pour seule vocation que de diviser l’unité des opposants au texte mais qui ne règleront en rien les problèmes que rencontrent les jeunes pour subvenir à leurs besoins, dans leurs études et dans leur entrée dans l’emploi, le gouvernement maintient la philosophie du texte initial. Pour répondre aux injonctions du patronat, avec un MEDEF qui en demande toujours  plus et qui fait du chantage sur les négociations UNEDIC, il poursuit dans son idée de démanteler toujours plus le code du travail.

Après les lois de sécurisation de l’emploi, Macron et Rebsamen, le gouvernement persiste dans son idée de remettre en cause la hiérarchie des normes pour favoriser les accords d’entreprise et les contrats de gré à gré entre salariés et patronat. Sous pression, face au chantage à l’emploi, les salariés n’auront d’autres choix que d’accepter des baisses de salaires ou des heures sup sous-payées, des conditions de travail dégradées, des hausses de temps de travail et des annualisations en fonction des carnets de commande, sous peine de se voir licencier puisque les procédures seront facilitées. Dans la fonction publique, avec le désengagement de l’Etat et la hausse de l’autonomie des établissements, avec la mise en place du PPCR et du nouveau régime indemnitaire (RIFSEEP) qui développent l’individualisation des carrières et des traitements, c’est le statut qui est littéralement remis en cause.

Pourtant Hollande et sa clique trouvent encore le moyen de nous dire qu’ils travaillent pour le bien du peuple. La mascarade du mouvement « Hé oh la gauche ! » lancée par les proches du président prêterait à sourire si la situation sociale n’était pas aussi délétère et celle des salariés si désespérée…

Car quelle est la réalité ?

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