1er mai : journée internationale de lutte

cgt-1mai2016Cette année encore le 1er mai, journée internationale de lutte pour le progrès social, la paix et la solidarité, a été l’occasion de dénoncer les attaques brutales menées contre le monde du travail par le gouvernement et le MEDEF. Dans la poursuite des multiples mobilisations contre la loi El Khomri, les salariés, retraités, privés d’emploi et jeunes ont une nouvelle fois exprimé leur opposition farouche au démantèlement du Code du travail et des acquis sociaux orchestré depuis des années par les tenants du libéralisme.

Si les attaques sont diverses (inversion de la hiérarchie des normes, mise à mal de la médecine du travail, remise en cause du statut de la fonction publique, individualisation des contrats de travail et des rémunérations, etc.) et se font par « petits bouts », elles participent d’une philosophie commune : libéraliser l’économie, rendre les patrons tous puissants, rentabiliser les services publics pour les rendre compétitifs et concurrentiels.

« Ca va mieux » nous serine le Président… Mais les salariés sont loin de tenir le même discours. Salaires et retraites en berne, hausse de la précarité, dégradation des conditions de travail, licenciements à tout-va comme à Phillips, Faurécia, Germanaud…

Telle est la réalité vécue par les travailleurs.

Au niveau international, la solidarité des peuples est tout aussi nécessaire. En effet, l’afflux de réfugiés que connait l’Europe depuis un an, que les média oublient bien vite dès lors qu’il n’y a plus de sensationnel, est la conséquence des politiques guerrières menées depuis des années par les pays occidentaux pour asseoir le pouvoir des grands groupes industriels dans le monde. Au prétexte de maintenir la paix, d’aider les mouvements démocratiques, les pays occidentaux poursuivent leurs actions belliqueuses à visée impérialiste pour soutenir les firmes internationales et leurs politiques libérales. Ainsi ces réfugiés sont autant des réfugiés de guerre que des réfugiés économiques et écologiques qui fuient des conditions de vie misérables induites par le capitalisme. Partout ces politiques, conjuguées à l’austérité, renforcent la montée des partis fascistes, dont le Front national, et les idées xénophobes et populistes.

Le 1er mai, lors des rassemblements et des 3 fêtes organisées à Romorantin, Vendôme et Blois, aura été le moment de lier festif et revendicatif. A cette occasion, la CGT a rappelé haut et fort ses valeurs de solidarité entre les travailleurs, de paix et de coopération entre les peuples, de lutte contre les discriminations, de volonté de transformation de la société. Elle y a ainsi porté ses revendications de lutte contre la casse de l’emploi,  d’augmentation des salaires, retraites et minima sociaux, de hausse de la protection sociale, de baisse du temps de travail.

 

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