Communiqué – 3,5 %, cela ne suffira pas !

Le ministre Guérini vient enfin d’annoncer aux organisations syndicales le dégel du point d’indice dans la Fonction publique : 3,5 % au 1er juillet 2022.

C’est un véritable camouflet pour l’ensemble des agent·es des trois versants qui encaissent les 5,2 % d’inflation depuis un an (avec un risque de plus de 8% en fin d’année) alors qu’iels avaient déjà perdu plus de 10 % de pouvoir d’achat depuis 2010.

Alors que le patronat a compris que les augmentations de salaires sont un impératif dans l’ensemble des secteurs industriels ;

alors que dans le département les augmentations obtenues sont de 6 % chez CDM (avec possibilité de « revoyure » si le SMIC augmente de plus de 1,2 %), entre 4 et 7,5 % chez JTEKT HPI et que l’État s’accorde à dire qu’il faut augmenter de 4 % les minima sociaux, les retraites, etc. ;

alors que l’État est capable d’accorder 140 milliards annuels d’aides publiques aux entreprises sans conditionnalités…

Les agent·es de la Fonction publique ne méritent que 16 centimes d’augmentation par point d’indice brut… ce qui fait 4,9 milliards d’euros pour le budget de l’État.

Ce sont ces mêmes agent·es qui ont été applaudi·es dans le milieu hospitalier, ce sont ces mêmes agent·es encensé·es par Macron car iels ont fait tenir notre système social durant la crise Covid au risque de leurs vies en étant les premier·es de corvées, avec tant d’autres métiers… dont aucun ne reçoit de dividendes !

Le gouvernement n’entend pas ce qu’ont exprimé les votes des présidentielles et législatives, il ne prend pas conscience des risques que le pays encourt si Macron poursuit dans sa politique ultralibérale en faveur des riches et des multinationales. Il continue dans le mépris de classe qui construit le terreau de la montée des idées d’Extrême droite dont le pouvoir en place semble bien s’accommoder.

L’Union départementale CGT 41, quant à elle, préfère la lutte de classes et continue d’exiger une augmentation de minimum 10 % dans l’immédiat. Avec les salarié·es, les retraité·es et les privé·es d’emplois, avec l’ensemble des syndicats CGT, avec les organisations syndicales départementales progressistes, elle va travailler dans les prochaines semaines à construire des grandes journées interprofessionnelles de grève pour exiger de véritables augmentations des salaires et des retraites dès le mois de septembre.

Parce que les vies des travailleurs et travailleuses valent plus que les profits des capitalistes !

Blois le 28 juin 2022

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