Le 14 juin : tous les retraités mécontents des choix de Macron

De bonnes raisons d’être mécontents : Des nantis les retraités ? La retraite moyenne d’un retraité est de 1389 euros. Des égoïstes les retraités ? la solidarité intergénérationnelle, ils la pratiquent depuis leur début dans le travail et ils n’attendent … Continuer la lecture

Retraités : tous des privilégiés?

L’attaque de Macron contre le monde du travail ne s’arrête pas à l’issue de la carrière professionnelle. Quitte à tout détruire, autant s’attaquer aussi aux retraités ! Ainsi, au nom de la solidarité intergénérationnelle, totalement dévoyée à cette occasion, ces « privilégiés » sont sommés de participer à « l’effort national » et de se demander « chaque matin ce [qu’ils peuvent] faire pour le pays, au-delà de [leur] quotidien, de [leur] vie, parfois de [leurs] difficultés ». Et la réponse est toute simple : payer à la place des patrons !

Pas de surprise : c’est dès sa campagne que le Président des 1ers de cordée avait annoncé la hausse de la CSG sans compensation pour les retraités touchant plus de 1200€… Car c’est à ce niveau que l’on devient « riche » pour lui. Mais le diable se cache dans les détails ! En effet, si l’augmentation de 25% (la CGS passe de 6,6% à 8,3%) concerne les personnes seules touchant plus de 1200€, pour un couple elle s’applique dès 1837€ (donc pour un cumule de deux fois 950€) !

Si la forte mobilisation du 15 mars a forcé le gouvernement à revoir en partie sa copie, ce n’est qu’en 2019 que cette mesure inique sera remise en cause. En 2018, ce sont 10 millions de retraités qui subissent l’augmentation, qui peut aller de 244€/an pour une retraite nette de 1100€ à 445€ pour celle de 2000€ et à 717€ pour un couple déclarant 3200€ nets. Et ce alors que Macron refuse d’augmenter les retraites et que les complémentaire sont bloquées pour longtemps par l’accord signé entre MEDEF et organisations syndicales réformistes (seules la CGT et FO n’ont pas signé). Pire, il pourrait faire en sorte que dans les années qui viennent, le niveau des pensions baisse de 9% !

En parallèle, les retraités sont fortement impactés par l’ensemble des augmentations des mutuelles, assurances, gaz, carburant, forfaits hospitaliers, loyers, etc. Mais aucune inquiétude à avoir, le gouvernement ne touche surtout pas aux plus riches ! En effet, au lieu de partager des richesses vers le mieux vivre pour tous, c’est l’enrichissement et l’accaparation des richesses par une poignée qui fait la loi :

  • avec la transformation de l’ISF, seuls 0,30 % des riches vont payer l’impôt sur la fortune,
  • 75 milliards de profits vont aux actionnaires des entreprises du CAC 40,
  • plus de 80 milliards par an échappent aux impôts par la fraude et l’évasion, sans oublier les paradis fiscaux.

L’UD CGT porte une vision bien différente pour transformer la société et l’émanciper du Capital. Dans ce sens, elle revendique :

⇰  l’abrogation de la CSG pour revenir au système antérieur à la réforme Rocard de 1991 (début de la fiscalisation de la Sécu) en la retransformant en cotisations sociales.

⇰  La hausse immédiate des pensions avec un niveau minimum de 2000€ et l’indexation sur les salaires, avec un rattrapage forfaitaire de 400€ de l’ensemble des retraites.

⇰  Le maintien du régime de retraite à prestations définies et du Code Civil des pensions et un départ à la retraite à 55 ans.

⇰  Le renforcement d’une protection sociale solidaire qui réponde à l’ensemble des besoins de la population financée par les richesses issues du travail à travers les cotisations sociales (salaire socialisé), pour une couverture des risques à 100% y compris la perte d’autonomie.

Les retraités (et les futurs retraités) qui ont cotisé toute leur vie, qui participent à la vie collective et économique du pays par leur activité associative, par leur consommation, par leur soutien (de plus en plus en fréquent) à la vie de leur famille, ne peuvent en aucun cas être taxés d’être des individualistes manquant d’esprit de solidarité. Ils méritent une toute autre considération de la part du gouvernement. Pour faire entendre leur voix, à l’instar de celles des salariés, de la jeunesse, des privés d’emplois, c’est tous ensemble que nous devons lutter pour faire barrage aux contre-réformes mortifères de Macron.

 

La CSG, une imposition injuste

  À sa création, la Sécurité sociale était entièrement financée par le salaire socialisé via les cotisations sociales (salariales et patronales) issues du travail. Constitutives du salaire de chacun, elles sont immédiatement transformées en prestations (pension, allocations famille, chômage, maladie, … Continuer la lecture