L’Union Européenne, outil de dictature de capital rejeté par les peuples !

Élections européennes 2014

Les élections européennes du 25 mai ont été le reflet des sentiments largement majoritaires de défiance et de rejet des peuples en Europe contre L’Union Européenne (UE). En moyenne l’abstention atteint près de 57 % des inscrits dans les différents pays de la zone euro ; quand la participation progresse les suffrages augmentent en faveur de formations politiques contre l’intégration européenne.

En France, les enquêtes d’opinion avant le vote montraient que près des deux tiers des français refusaient de considérer l’UE comme une bonne chose, et un tiers souhaitait même en sortir. Seuls un peu plus de 4 français sur 10 se sont rendus aux urnes le 25 mai. Le score de 25 % des suffrages exprimés au Front National, placé largement en tête de ces élections, est essentiellement dû à sa position anti-UE.

Ce qui est dramatique et dangereux dans ce vote, c’est qu’il ait pu apparaître comme la seule alternative d’expression à la plupart de ceux qui ont voulu condamner les politiques d’austérité et dire leur attachement aux pouvoirs de décision des peuples au sein de leur nation.

Quelle économie pour l’Europe ?

Une économie démocratique sur la base du progrès social exige la conquête de la gestion des moyens de production par les producteurs eux-mêmes et une pleine souveraineté populaire au sein de nations décidant librement de coopérations entre elles.

Une maîtrise publique importante de l’économie, du crédit et de la monnaie par la nationalisation de secteurs clefs de l’industrie et de la finance constitue une condition nécessaire pour pouvoir décider des grands choix de la production, des conditions de sa réalisation et de la répartition des richesses créées par le travail.

L’augmentation générale des salaires attachés à la reconnaissance universelle de la qualification, la garantie de travail local stable par la relocalisation des productions, des industries, et le renforcement de services publics de proximité, tout comme une couverture sociale du travailleur par l’attribution d’un salaire à vie et d’une retraite continuant le salaire, sont des revendications porteuses de la double volonté de la CGT de défendre les intérêts immédiats des salariés et de participer à la transformation de la société.