La Lutte continue : relaxe pour les Goodyear

Suite au procès, des 19 et 20 octobre 2016, à Amiens, le prononcé du jugement sera rendu le 11 janvier 2017 au TGI d’Amiens. Trainés devant les tribunaux depuis des années, ces militants ont pour seul crime d’avoir mené un … Lire la suite

Goodyear, ne rien lâcher !

image1Si la répression syndicale a toujours existé dans le pays, depuis que les salarié-e-s ont décidé de regrouper leurs forces pour améliorer leurs conditions de travail, leurs revendications sociales et salariales, on ne pouvait penser être confrontés avec ce gouvernement à une telle violence répressive envers toutes celles et tous ceux qui luttent chaque jour sur leurs lieux de travail.

Depuis le début de l’année et plus particulièrement depuis la mobilisation contre la loi « travail », les poursuites et condamnations s’accélèrent et s’alourdissent au fur et à mesure que ce gouvernement rampe devant les puissances financières.

Prolongation de l’état d’urgence, manœuvre pour interdire les manifestations, répression et criminalisation de l’action syndicale sont autant de menaces graves pour les droits et libertés dans notre pays.

Cette condamnation des huit syndicalistes de GOODYEAR est un précédent inouï et scandaleux et pourrait ouvrir la voie à bien d’autres du même genre. Le gouvernement veut faire de cette condamnation un exemple pour tenter d’intimider celles et ceux qui relèvent la tête et exigent l’arrêt des contre-réformes souhaitées par le Medef. Gouvernement et Medef craignent en effet des révoltes que pourraient occasionner les nouveaux plans de licenciements partout en France. Ce procès est un laboratoire.

Cette procédure judiciaire a été enclenchée par le Procureur de la République d’Amiens alors même que la direction de Goodyear avait retiré sa plainte.

La longue liste des militants de la CGT convoqués devant les tribunaux est dramatique. Personne ne doit accepter la criminalisation de l’activité syndicale notamment à l’heure où la financiarisation de l’économie ne cesse d’attaquer de plein fouet les conditions de travail et de vie au travail de la population tant en France qu’au niveau mondial.

La CGT du Loir & Cher a été en février 2016 à l’initiative de la création du Comité de défense des droits et libertés du 41, composé de syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires), de partis politiques (PCF, JC, Parti de Gauche, NPA) et d’association (mouvement de la paix), afin de rassembler toutes celles et ceux que se battent contre les discriminations, pour le droit de s’organiser, de se rassembler, pour le renforcement des droits et libertés.

Le Comité a participé à la grande manifestation nationale le 19 octobre dernier à Amiens, pour exiger la relaxe et l’abandon des condamnations prononcées contre les 8 syndicalistes de Goodyear.

Cette lutte massive, qui a rassemblé 8 000 personnes, a fait reculer la justice de classe avec comme résultat, l’abandon des peines de prison ferme pour les camarades de Goodyear. Mais le combat continue, la pression doit s’amplifier pour exiger la relaxe et l’abandon de toutes les peines prononcées.

Le 11 janvier 2017, le tribunal d’Amiens prononcera le résultat de son délibéré. L’Union Départementale Cgt de Loir & Cher appelle dès à présent à la mobilisation ce jour-là.

Le 12 décembre, au cinéma les Lobis à Blois, le film « Liquidation » qui retrace la lutte de Goodyear sera diffusé lors d’une séance débat avec la participation de Mourad Laffitte, réalisateur et Mickaël Wamen, ex délégué syndical de Goodyear.

 

Projection-débat du film « Liquidation » (Goodyear)

Fort de la mobilisation pour participer à la manifestation nationale à Amiens le 19 octobre 2016, afin d’exiger la relaxe des 8 syndicalistes de Goodyear, l’Union Départementale CGT de Loir & Cher continue son action pour impulser les luttes dans … Lire la suite

19 octobre : toutes et tous à Amiens pour défendre les Goodyear!

Les 19 et 20 octobre, nos 8 camarades de Goodyear sont convoqués devant la Cour d’Appel d’Amiens pour avoir défendu leur entreprise et leurs emplois. Pour rappel, ils ont été condamnés en première instance à 24 mois de prison dont … Lire la suite