Prise de parole 13 juillet – mobilisation Alliance Automotive Group

Intervention au rassemblement du vendredi 13 juillet 2018 devant l’entreprise Alliance Automotive Group à la Chaussée St Victor en soutien à deux camarades. Cher·es ami·es Cher·es camarades, Bonjour à toutes et à tous et merci d’avoir répondu présents à l’appel … Continuer la lecture

L’imposture de l’extrême droite

Le phénomène s’est brutalement accéléré depuis la campagne de l’élection présidentielle mais la popularité des idées du Front National grandit au sein de la société française depuis plus de trente ans. Depuis les années 1990, nous assistons à l’implosion successive … Continuer la lecture

Halte à l’obscurantisme

Depuis des mois, les forces réactionnaires, les mouvances d’extrême-droite et intégristes de toutes religions, rejointes par l’UMP, sont à la manœuvre pour occuper la scène médiatique en instrumentalisant les débats et les populations. Depuis la loi sur le mariage pour tous, elles organisent de nombreuses manifestations visant à dénier à certaines et certains l’égalité des droits voire même à remettre en cause des droits fondamentaux acquis de haute lutte. Cette frange nauséabonde de la société bat le pavé pour défendre des valeurs antagonistes aux valeurs démocratiques défendues par la CGT.

Ainsi réapparaissent des slogans flirtant avec le trop célèbre « Travail, Famille, Patrie », renvoyant à une place rétrograde de la Femme dans la société, à la négation des droits des homosexuel-les, au rejet de la laïcité et de la lutte contre les discriminations. Ces thèses fascisantes remettent en cause le droit à l’IVG, le droit à toutes et tous de fonder une famille, etc.

Les attaques menées n’épargnent aucun domaine : Ecole ; loi sur la famille et le statut du beau-parent ; droit de vote des étrangers extra-communautaires ; immigration qui serait toujours la cause du chômage en lieu et place du Capital et des dividendes versés aux actionnaires ; santé en lien avec le droit des femmes à disposer de leur corps, etc. Prêtes à tout pour obtenir gain de cause, y compris aux plus bas mensonges, ces forces obscurantistes argumentent à tout-va pour un retour à l’ordre moral et à une France aux Français.

Face à cette démagogie écœurante, on aurait pu attendre que le gouvernement, dit de gauche, passe outre et maintienne ses projets de réformes sociétales et ses positions en faveur de l’égalité des droits. Mais il n’en est rien ! Appliquant la fameuse maxime « Courage, fuyons ! » il va de reculade en reculade. Après avoir annulé l’étude du projet de loi sur la famille, qui devait pourtant voir adopté un statut légal pour les beaux-parents actant ainsi les mutations de la famille et non, seulement, l’homoparentalité et protégeant mieux les enfants, le gouvernement, par le biais du ministère de l’Education recule aussi face aux ennemis du genre. Il retire de la liste des activités pédagogiques proposées aux enseignants l’étude de livres parlant de l’égalité des droits fille-garçon et homosexuels. Quant aux droits des femmes, après la promesse d’étudier le sujet de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) en dehors de la loi du mariage pour tous, il n’en est désormais plus question.

Face à cette vision réactionnaire et rétrograde de la société, la CGT fera toujours le choix du progressisme et de la transformation de la société. Elle luttera contre l’ensemble des discriminations, sans distinction, pour défendre l’émancipation de toutes et tous et l’égalité des droits.

 

Halte à la banalisation du racisme !

stopracisme_1Le climat actuel dénote d’une préoccupante banalisation de la parole raciste et discriminatoire, terreau du Front National. En témoigne, dernièrement, l’accueil à Angers de Christiane Taubira par un rassemblement de la « Manif pour tous », qui refuse toujours le mariage homosexuel, où des enfants instrumentalisés attendaient la ministre au cri de « la guenon viens prendre ta banane ». Manifestation qui n’a suscité qu’une réprobation bien tardive et étrangement mesurée de la classe politique.

Mais le pouvoir en place n’est pas pour rien dans cette montée inquiétante du racisme. En effet, les propos de Manuel Valls qui assène que la remise en cause du regroupement familial n’est « pas une question taboue » ou que les Roms, dans leur grande majorité, ne sont pas intégrables « pour des raisons culturelles ou parce qu’ils sont entre les mains de réseaux versés dans la mendicité ou la prostitution », il encourage la parole raciste. En maintenant la politique d’expulsion des étrangers sans papiers, y compris les enfants comme Khatchik et Léonarda, il renforce l’idée que certaines personnes n’ont pas droit de cité en France. Lorsque François Hollande, dans un discours visant à justifier lesdites expulsions d’élèves, décrète que « sans respect de la loi, il n’y a pas de politique de l’immigration, il n’y a pas de politique de la sécurité », il commet une double faute. D’une part, il ajoute sa pierre à l’amalgame immigration-insécurité. D’autre part, il feint d’oublier que la loi qu’il entend faire respecter avec fermeté, c’est l’arsenal des lois anti-immigrés héritées de Sarkozy et Guéant et restées intactes. Comme dans le domaine socio-économique, le gouvernement ne fait que poursuivre la politique du précédent quinquennat, oubliant bien facilement ses anciens combats aux côtés des salariés.

Pour la CGT, la loi sur l’immigration doit changer.

Elle doit permettre de régulariser les jeunes en formation et leur famille. C’est une question de justice sociale et de droits fondamentaux, ce que semble occulter le gouvernement « socialiste ». De même, ce dernier doit stopper les démantèlements des camps de Roms, s’il n’est pas capable d’appliquer le pendant de cette mesure, c’est-à-dire leur trouver une solution de relogement. Exemple à Lille où 120 Roms, dont 50 enfants et nourrissons, ont été accueillis à la Bourse du Travail, dans des conditions des plus précaires suite à une honteuse expulsion sans solution de logement du parking P4 de l’Université de Villeneuve d’Ascq.

Pour la CGT, droit à la dignité humaine, droits de l’enfant, interdiction des discriminations, droit à la santé et à l’éducation ne peuvent être bafoués au regard d’intérêts politiques !