1er mai – Tract UD

Manifestons toutes et tous ensemble, LE 1er MAI 2019, pour le progrès social, la paix et le désarmement, la solidarité internationale Depuis 1889, le 1er mai est une journée internationale de grève et de manifestations, d’expression des revendications des travailleurs·euses … Continuer la lecture

Grève à Chémery pour les salaires

Depuis début décembre 2018, des revendications communes à tous les stockages de France de STORENGY ont été remontées à la direction. Celle-ci, restant sourde aux demandes des salarié·es, un mouvement de grève par actions ponctuelles a eu lieu.

Devant une direction muette, n’ayant pas voulu recevoir les représentant·es CGT et une lassitude pour le personnel de faire des actions sans résultats, la grogne est montée d’un cran. En assemblée générale, les agent·es ont décidé le 14 janvier dernier de durcir le mouvement en se mettant en grève illimitée jusqu’à obtention de réponses aux revendications.

Les revendications principales étant convergentes avec celles des gilets jaunes et donc toujours d’actualité, le mouvement était plus que légitime.

Différents modes de mouvements et d’actions se sont mis en place sur tous les stockages de gaz afin d’exercer une pression maximum sur la direction.

Par exemple, sur le stockage de Chémery, une action de grève a débuté le 25 janvier sous la forme suivante : piquet de grève devant le site 24h/24, week-end inclus et cela afin d’interdire l’accès au site des sous-traitants et des camions qui transportent les effluents du site vers les industries qui retraitent nos déchets.

Devant l’ampleur du mouvement, la direction a enfin daigné recevoir les représentants CGT, le 29 janvier.

Suite à cela, la direction a accepté les revendications suivantes :

  • remplacement d’une partie de la prime de site (prime qui englobe une partie fixe correspondant à une indemnité de travail sur les sites SEVESO 2 et 3, et une partie variable qui est une indemnité de frais kilométrique pour venir travailler). En ce sens, la proposition était de remplacer la partie fixe de cette prime en NR donc en salaire et non plus en prime. La seconde partie dite « variable », est augmentée de 10 % afin de compenser la hausse des carburants ;
  • mise en place la RPCE-M promise depuis 2017 (rémunération de la performance collège exécution/maitrise) prime en moyenne de 650 € ;
  • que les postes vacants soient pourvus dès le premier trimestre 2019 et 22 publications de postes en doublon pour anticiper les futurs départs en inactivité ;
  • augmentation des salaires de 60 à 120 € (selon les salaires) supplémentaire par rapport à celles qui étaient prévues.

Le mouvement a pris fin le 29 janvier avec ces avancées non négligeables.

 

Pour vivre et travailler dignement en Loir et Cher

Mardi 5 mars avait lieu à Romorantin un débat public organisé par l’Union Locale CGT. Une quarantaine de personnes ont débattu pendant environ 2 heures sur les thèmes présentés par le secrétaire général Régis Barboux :

  • augmenter les salaires, une nécessité,
  • réimplanter des industries dans le Romorantinais, et plus largement en Région Centre Val de Loire, un enjeu de survie du territoire pour ses habitants,
  • reconquérir des services publics de proximité pour la réponse aux besoins des populations.

Les 1ers intervenants font un état des lieux des reculs des conquis sociaux découlant de 40 années d’exploitation capitaliste.

Déclassement des services publics, éloignement et disparition des lieux de vie des populations, les travailleur·ses prennent en pleine face les reculs sociaux, au profit d’un transfert au secteur privé lucratif, au bénéfice des plus riches.

Le débat s’inscrit pleinement dans l’actualité. Le processus de privatisation des services publics s’accélère en 2019 dans l’hôpital, l’éducation et les finances publiques avec des coupes massives dans les effectifs, la fermeture de nombreux services et la remise en cause du statut de la Fonction Publique.

Depuis 40 ans, les politiques territoriales d’aides publiques ont conduit à déverser des sommes astronomiques aux grands groupes industriels, qui ont tous délocalisé leur activité.

Au fil du débat, les constats s’amoncellent pour laisser place à plusieurs réflexions :

  • rentabilité financière et développement des services publics sont antinomiques.
  • L’augmentation générale des salaires est une priorité absolue dans une période où la majorité des travailleur·ses ne vit pas avec son salaire.
  • Remettre notre modèle de Protection Sociale universel  et solidaire financé par la cotisation sociale au cœur des revendications.

Ces dernières ne manquent pas et elles se sont exprimées largement au cours des échanges.

Il a aussi été question dans la 2nde partie du débat de la stratégie à mettre en œuvre pour reconquérir le progrès social. Les protagonistes s’accordent sur la nécessité de valoriser les luttes en cours dans de multiples secteurs afin qu’elles nourrissent les ambitions de luttes pour faire grandir le rapport de force indispensable pour la satisfaction des revendications du monde du travail.

Des témoignages ont illustré les grèves locales pour des augmentations de salaires à Chémery, Delphi, Carambar, EDF.

Les participant·es ont souligné l’importance d’additionner  toutes les forces progressistes quelles que soient leurs divergences pour les rassembler dans les luttes. Le débat s’est conclu en donnant rendez-vous au plus grand nombre dans les journées de mobilisations à venir.

 

Comptoir de maroquinerie, les salarié-e-s s’organisent, luttent et gagnent !

Six mois après les élections professionnelles dans cette entreprise de confection et de maroquinerie (sous traitant des marques comme Vuitton, Hermes…) et où la CGT a recueilli plus de 80% des voix lors de ce scrutin, les nouvelles et nouveaux élu(e)s CGT se sont donnés les moyens de faire reculer le comportement arbitraire et dictatorial de leur direction.
Majoritaire au Comite d’établissement, aux Délégues du Personnel, au Comité d’Hygiène et Sécurité, au Comité Central d’Entreprise, les Délégué(e)s CGT sont bien décidés à ne pas se laisser faire.
Alors qu’il y a obligation pour l’employeur d’organiser les Négociations Annuelles Obligatoires afin de négocier les salaires, les conditions de travail, les postes de travail à créer, la formation, la réduction du temps de travail, enfin tout ce qui touche à la politique sociale et salariale dans l’entreprise, à CDM il a fallu une grève le 25 juin 2015, avec plus de 50% de personnel pendant plus de quatre heures pour que cette direction archaïque accepte de se remettre autour d une table pour écouter les très nombreuses revendications.
A ce jour rien n’est arrêté en matière d’augmentations de salaires…. et sur cette question comme sur beaucoup d’autres la lutte continue avec les salariées mobilisées afin d’obtenir de réelles avancées salariales et sociales.
Respecter la convention collective, le code du travail et mettre fin à la politique des bas salaires voila quelques revendications que les élu(e)s CGT exigent de voir aboutir rapidement.
Sur les conditions de travail et pendant la période caniculaire de juillet, c’est l’intervention des élu(e)s CGT du comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (C.H.S.C.T), avec le soutien de l’inspecteur du travail et des salariées mobilisées, que la direction a été contrainte d’aménager les horaires de travail et de distribuer des bouteilles d’eau au personnel.
Plus récemment et compte tenu de l’obstination de cette Direction butée à ne pas vouloir communiquer les documents financiers et économiques aux élu(e)s CGT du comité central d’entreprise (C.C.E), un vote unanime de cette instance a permis au C.C.E de se faire assister par un expert comptable.
L’information et la consultation régulière du personnel sur les deux sites de Montrichard et sur celui de Monthou sur Cher permettent aux salarié(e)s de donner leur avis et leurs nombreuses revendications dans cette entreprise où avant les élections c’était la loi du « travaille et tais toi ! »  .
Depuis seulement 6 mois et fort de ces expériences de luttes et mobilisations du personnel qui a trouvé dans les élu(e)s CGT des soutiens et des portes paroles de leurs revendications, la délégation CGT continue de réunir, débattre, mobiliser, syndiquer les salarié(e)s en leur expliquant que c’est LE NOMBRE DE SYNDIQUE(E)S QUI FAIT LA FORCE POUR GAGNER.
Ce sont bien les actions revendicatives concertées, organisées par le syndicat CGT, fort de son nombre de salarié(e)s syndiqué(e)s, qui permettent de nouvelles conquêtes sociales.