5 octobre : grève pour un autre projet de société !

À l’heure où la France tente de sortir d’une des pires crises sanitaires de son histoire, à l’heure où la situation sociale appelle à des mesures fortes visant notamment au renforcement de notre modèle social, le président de la République … Continuer la lecture

Les retraité·es aussi font leur rentrée !

Depuis environ 18 mois, le Covid s’est installé et le gouvernement ne tire aucune leçon de sa gestion de la crise.

Macron a dit que les retraité·es avaient épargné durant la crise sanitaire et qu’ils et elles pouvaient consommer pour relancer l’économie du pays. Il ne tient pas compte de toutes les augmentations et de l’aide financière que certain·es retraité·es ont apportée à leurs enfants et petits enfants.

Pourquoi ne pas demander la participation des retraité·es pour le remboursement de tous ces milliards dépensés durant la crise ? Les retraité·es devront, peut-être, mettre la main à la poche !!!

Parlons un peu de l’augmentation des pensions : 0,4 % au 1er janvier 2021 pour les retraites de base, 1 % pour les complémentaires et 1,6 % d’inflation, le compte n’y est pas!

Le gouvernement nous a spoliés 2 ans sur les retraites de base et 4,5 ans sur les complémentaires, par les reports et le gel des revalorisations.

Une négociation, à marche forcée, sur les complémentaires AGIRC-ARRCO confirme les choix financiers au détriment des nos droits acquis. La CGT a voté contre l’avenant à l’accord car le MEDEF et les organisations syndicales accompagnatrices du gouvernement ne veulent faire payer que les travailleur·ses et non les entreprises.

Pour la CGT, augmenter les pensions, c’est un investissement juste socialement et nécessaire pour l’économie. Les augmentations des produits alimentaires, des mutuelles, du gaz, de l’électricité, des carburants, etc. ne cessent d’amputer le pouvoir d’achat des retraité·es. Redonner du pouvoir d’achat aux retraité·es est donc d’utilité publique afin de relancer la croissance de notre pays. 

En ce qui concerne la protection sociale, celle-ci est essentielle dans la période très critique que nous vivons. Nous exigeons que les dividendes indécents versés aux actionnaires des groupes pharmaceutiques soient réinvestis dans la prévention, la recherche et les soins.

Tous les services publics, depuis le début de la pandémie, ont fait la démonstration de leur utilité et de leur efficacité. Ce sont des services publics de proximité, avec du personnel en nombre formé et qualifié, dont nous avons besoin.

Ces quelques éléments (et il y en a d’autres : la désertification médicale, les transports dans les communes rurales, etc.) doivent inciter les retraité·es à rester vigilant·es et à se retrouver lors de la mobilisation du 1er octobre 2021.

Leurs revendications sont plus que jamais d’actualité :

  • revalorisation des pensions calculée sur l’évolution des salaires,
  • rattrapage de 100 € de suite avant les 300 € exigés,
  • pas de pensions inférieures au SMIC et la revalorisation de ce dernier à hauteur de 2000 € brut,
  • suppression de la CSG et de la CASA et remplacement par une cotisation sociale,
  • rétablissement de la 1/2 part fiscale pour les veuf·ves ayant eu au moins un enfant (la suppression de cette 1/2 part a engendré le paiement de l’impôt sur le revenu et la perte de certaines aides sociales comme l’APL par exemple),
  • prise en charge de la perte d’autonomie par la Sécurité Sociale,
  • maintien des services publics de qualité et de proximité,
  • rétablissement de l’ISF.

POUR MIEUX VIVRE LEUR RETRAITE, LES RETRAITÉ·ES DOIVENT SE MOBILISER LE 1er OCTOBRE 2021.

Les modalités de l’action en Loir et Cher sont en cours de réflexion avec l’ensemble des organisations signataires de l’appel et seront communiquées ultérieurement.

 

5 octobre : grève pour un autre projet de société !

La CGT, FSU, Solidaires, FO et les organisations de jeunesse ont décidé d’appeler à la grève interprofessionnelle le 5 octobre pour faire entendre la voix du monde du travail dans cette crise sanitaire pour ne plus laisser les grandes firmes et le patronat engranger de l’argent public quand les travailleur·ses continuent de subir les mauvais coups.

La crise sanitaire mondiale ne touche pas les puissant·es. La publication des résultats du 1er semestre des sociétés du CAC 40 indique que le total des bénéfices nets de 37 entreprises sur 40 s’approche des 57 milliards d’euros. Un record ! C’est 33 % de plus qu’au 1er semestre 2019.

Mais cela n’empêche pas Macron de vouloir faire payer le prix fort aux travailleur·ses.

Il a réaffirmé son intention d’aller au bout de sa réforme de l’assurance chômage, malgré la suspension par le Conseil d’État, privant des centaines de milliers de personnes d’indemnités auxquelles elles pouvaient prétendre. Alors que les OS ont été reçues par Castex, c’est via la presse et alors que Macron avait assuré « Je ne lancerai pas cette réforme tant que l’épidémie ne sera pas sous contrôle et la reprise bien assurée », qu’on apprend le ballon d’essai sur les suppressions des régimes spéciaux et mise en place de la pension minimum de 1000 € d’ici mars (recul de l’âge de départ et la mise en place du système par points après la présidentielle). Le patronat a ouvert une négociation AGIRC-ARCCO pour imposer un avenant à l’accord de 2019 (que la CGT n’a pas signé) pour faire respecter la règle du maintien d’un niveau de réserves au moins égal à 6 mois de prestation et donc une baisse de la valeur du point comme levier principal d’équilibrage.

Pour gouvernement et patronat un seul crédo : libéraliser la société et faire payer les travailleur·ses pour permettre à quelques un·es de s’enrichir toujours plus.

Le 5 octobre doit être l’occasion de porter un autre projet de société !

3 mots d’ordre à cette journée de grève à décliner dans toutes les entreprises et services : salaires, emplois, conditions et temps de travail. La CGT a un contre-projet de société pour gagner l’émancipation de toutes et tous.

Les dividendes explosent, exigeons une augmentation générale des salaires, minima sociaux et retraites, un SMIC à 2 000 € et le dégel du point d’indice dans la Fonction publique et les entreprises publiques. C’est possible en supprimant le déversement d’argent public sans contreparties aux entreprises et en gagnant une véritable égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes avec des dispositifs contraignants et des sanctions dissuasives pour les entreprises.

Affirmons que le 100 % Sécu est possible avec des propositions crédibles de financement par la hausse des points d’indice dans le privé et le public, l’arrêt immédiat des allègements et des exonérations de cotisations patronales, la suppression de la CSG et de la  CRDS.

Exigeons des emplois stables et qualifiés, des mesures de contrôle pour éviter délocalisations et fermetures d’entreprises, le droit de veto des représentant·es des salarié·es sur les plans de licenciements, des investissements massifs dans les filières industrielles ainsi que dans l’enseignement et la recherche, la conditionnalité des aides publiques aux entreprises.

Portons la réduction du temps de travail à 32h sans baisse de salaire et avec l’amélioration des conditions de travail. Travailler moins pour travailler toutes et tous est une réalité que certaines grandes entreprises et/ou pays n’hésitent plus à mettre en œuvre. En France, cela permettrait la création de 4 millions d’emplois et des milliards d’euros de cotisations sociales pour notre Sécu.

Une seule issue pour y arriver : convaincre les travailleur·ses que c’est possible par leur mobilisation ! Préparons un 5 octobre à la hauteur des enjeux

5 octobre appel unitaire – Mobilisé·es pour nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail et d’études !

Les organisations syndicales CGT – FO – FSU – Solidaires de Loir et Cher réunies le 10 septembre appellent à la mobilisation de l’ensemble des travailleur·ses du secteur privé et public, et la jeunesse, le mardi 5 octobre 2021. • … Continuer la lecture

15 juin 2021 – Défendons la Fonction Publique et ses missions !

La crise Covid-19 aura eu un aspect « positif » : elle a démontré le caractère essentiel des services publics et de leurs agent·es dans la réponse aux besoins de la population et dans le maintien de la cohésion sociale. Mais alors que … Continuer la lecture

SEGUR, de l‘illusion à la mobilisation.

Si le « Ségur de la santé » a promis une revalorisation des salaires des agent·es de la Fonction publique hospitalière, cela ne résout en rien les besoins urgents en personnels formés, indispensables pour avoir des prises en charges dignes d’un grand service public de santé. Comment parler d’attractivité vers les métiers de la santé, en particulier du grand âge et le travail en EHPAD, sans aborder la question des conditions de travail et des conséquences liées aux sous-effectifs chroniques de tous les établissements de santé publique ? Pour exemple dans un EHPAD du centre hospitalier de Blois, les soignant·es étaient seulement 3 le matin pour assurer tous les soins de 38 résident·es, en pleine canicule, avec des températures allant jusqu’à 30° dans les chambres.

La revalorisation de salaire des soignant·es est plus que légitime ! Pour rappel l’enquête de l’OCDE a démontré que la France se situe au 25e rang concernant le salaire des Infirmier·es diplômés d’État. La prime promise va donc nous remettre à peine à l’équilibre. Elle ne compensera pas la perte du pouvoir d’achat due au gel des salaires de la Fonction publique. On sera juste un peu moins exploités ! Le 24 juillet la ministre de la transformation de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, a rejeté toute éventualité du dégel du point d’indice.

Encore actuellement des infirmier·es, aides-soignant·es et médecin·es sont en grève illimitée pour réclamer des moyens supplémentaires. Le Ségur n’a pas réussi à apaiser la colère des soignant·es qui sont en lutte depuis des années afin d’obtenir des moyens pour effectuer leur travail dans de bonnes conditions.

Le Ségur, cet accord pour l’hôpital public signé par 3 syndicats qui n’avaient pas participé aux mouvements sociaux, est une source de grande déception.

Actuellement, il existe une grosse inquiétude des personnels sur les stocks de matériels et de médicaments dans l’hypothèse de devoir vivre avec ce virus. Des périodes d’augmentation d’activité placeront de nouveau les hôpitaux en situation de crise. Durant la crise aigüe de Covid les personnels ont dû se battre contre le virus mais aussi contre le manque de matériel : actuellement de nouvelles pénuries se font jour, notamment sur les gants.

Le jour d’après va-t-il ressembler au jour d’avant ? La nomination de Jean Castex laisse présager que la politique de destruction de l’hôpital public va se poursuivre activement. Il n’est pas un inconnu en la matière de santé publique. Il est l’auteur de la notion d’objectifs dans l’hôpital et de la rationalisation des coûts. Remettre des médailles et faire défiler des soignant·es le 14 juillet pour ensuite nommer Jean Castex 1er ministre est une aberration. Lui, qui alors haut fonctionnaire à la DHOS, était chargé de mettre en œuvre deux réformes : la défense de la tarification à l’acte et la gouvernance administrative de l’hôpital. La communauté soignante revendique en plus des créations de postes et de la revalorisation salariale, une modification en profondeur de la façon dont est géré l’hôpital. Quand un service doit être réorganisé, ce ne sont pas les agent·es de terrain qui réfléchissent aux solutions mais la direction et l’administration. Quand la T2A est arrivée les directeur·trices se sont mis aux chiffres pour recevoir de plus grosses enveloppes. Résultat on a augmenté l’activité mais pas le personnel !

Celui qui est devenu ministre de la Santé pointait en 2016 les effets pervers de cette politique : « un accent mis sur le mesurable au détriment de l’aspect relationnel du soin ». Une critique que reprenait Emmanuel Macron en 2018 lorsqu’il promettait de « redonner de la cohérence » à un « hôpital étranglé. »

Étranglé par quoi ? « Par un système devenu comptable », selon le chef de l’État. Jean Castex en 2006 haut fonctionnaire expliquait au Monde que cette bonne réforme nécessitait toutefois un « gros travail de pédagogie. » Il en faudra beaucoup plus (de la pédagogie) au nouveau Premier ministre pour nous faire avaler les couleuvres.