Toutes et tous mobilisé·es le 11 septembre

Pour l’accès et la gratuité de soins de qualité pour toutes et tous. Depuis plusieurs décennies, les gouvernements ont imposés des cures d’austérité au financement de notre système de protection sanitaire et sociale. Ainsi, les réductions drastiques de financements publics … Continuer la lecture

Défendre l’intérêt général, notre intérêt de classe

Le 1er février 2018, Darmanin, Ministre de l’action et des comptes publics, a rendu public son plan de modernisation de la fonction publique à l’horizon 2022.

Un projet qui vise à précariser les agent·es et à les rendre plus malléables au profit de l’économie marchande mise au centre de la société.

Le plan Darmanin a également pour projet de « favoriser les allers-retours entre secteur public et secteur privé » pour les hauts fonctionnaires, ce qui ne peut qu’accroître les risques relatifs aux conflits d’intérêt.

Cette restructuration s’accompagne en outre d’un vaste plan de départ de 120 000 fonctionnaires à l’heure où on manque cruellement de moyens à l’école, dans les hôpitaux ou encore dans les EHPAD où les conditions d’accueil sont indignes.

Au ministère du travail, moins d’agent·es c’est un service encore plus dégradé rendu aux usager·ères déjà fragilisés par l’élargissement du pouvoir des employeur·es et par la destruction sans précédent du droit du travail.

Le cap est clair : contraindre les fonctionnaires à répondre aux besoins des patron·nes et plus à ceux des salarié·es en intéressant « les managers publics » aux résultats des réformes qu’il leur incombe de mettre en œuvre et en détruisant le statut général de la fonction publique.

Contre la casse des services publics et de l’intérêt général, la mobilisation du 22 mars dans la Fonction publique a été particulièrement forte, que ce soit dans la grève ou les manifestations. Elle se situe de manière incontestable au-dessus du 10 octobre 2017, qui était d’un niveau pourtant déjà très significatif.

A Blois, c’est plus de 3000 manifestant·es qui se sont mobilisé·es pour dénoncer ces choix politiques dévastateurs pour la population mais surtout pour défendre le statut général des fonctionnaires non pas comme un acquis social mais comme un outil commun de progrès social pour toutes et tous les travailleur·euses.

Le 22 mai, les manifestant·es, travailleur·euses fonctionnaires, du secteur privé, dans ou hors de l’emploi, retraité·es et étudiant·es ont réaffirmé une nouvelle fois que les services publics et le statut de la fonction publique :

  • c’est ne pas dépendre d’un·e propriétaire de l’outil de travail ou de son/sa représentant·e qui embauche et licencie à sa guise,
  • c’est une autre façon de produire,
  • c’est répondre à l’intérêt général.

En somme, ces mobilisations démontrent que les revendications des fonctionnaires et des travailleur·euses du privé convergent et confirment qu’il est temps aujourd’hui de nous battre pour notre intérêt commun, notre intérêt de classe.

 

SNCF : la lutte continue !

Depuis 3 mois, les cheminot·es, dans l’unité, ont engagé un bras de fer contre la volonté du gouvernement de livrer l’entreprise publique de transport ferroviaire aux appétits financiers des grands groupes privés.

Utilisant les médias dans une large campagne mensongère de dénigrement, le gouvernement a tenté de discréditer cette lutte, engagée pour la défense du service public ferroviaire et l’amélioration des prestations rendues aux usager·ères, présentant les cheminot·es comme des nanti·es et des privilégié·es, se battant égoïstement pour leur statut qui serait responsable de tous les maux de la SNCF.

En réalité, répondant aux injonctions de la Commission Européenne de Bruxelles, Macron et son gouvernement ont décidé de casser le service public de transport ferroviaire de voyageur·euses par une privatisation à marche forcée.

Cela aura notamment pour conséquences :

  • la hausse des prix des billets des usager·ères et des contributions des collectivités consécutives à l’abandon de la péréquation tarifaire.
  • La fermeture de lignes dont la régénération ne sera pas financée par l’État.
  • La liquidation du Fret.

Dans notre région, ce sont les lignes Paris-Tours via Châteaudun et Vendôme, mais aussi Tours-Loches, Tours-Chinon ou encore Bourges-Montluçon qui sont menacées de fermeture.

Cela se traduirait par des milliers d’étudiant·es et de salarié·es jetés sur les routes dans des bus Macron, engendrant des transports plus longs, moins confortables, moins sûrs, générant plus de pollution et aggravant l’état déjà dégradé des routes.

260 élèves qui prennent le train à Onzain pour venir dans les lycées blésois, vont faire les frais de cette stratégie, puisque les élus d’Agglopolys viennent de décider de résilier la convention avec la SNCF concernant les abonnements de transport scolaire pour la remplacer par la création de lignes de bus Azalys.

Alors qu’on nous présente l’ouverture à la concurrence comme la solution miracle, rappelons que dans d’autres secteurs, cela s’est traduit par une augmentation des prix (gaz de 75 %, électricité de 30 %, prix du timbre, etc).

L’ouverture à la concurrence du Fret, qui devait augmenter le trafic, sauver le fret SNCF, s’est en fait traduite par une diminution au profit de la route avec 1 800 000 camions de plus sur la route depuis 15 ans.

En Angleterre, précurseure des privatisations, le gouvernement avait déjà renationalisé l’infrastructure en 2002 pour mettre fin aux accidents.

En janvier dernier, des milliers de britanniques ont manifesté pour exiger la renationalisation de l’exploitation, dont la gestion par les boites privées s’est traduite par des retards catastrophiques (4 trains sur 5) et des hausses de prix de 27 % en 7 ans. Les Britanniques déboursent chaque année 6 fois plus que les Français pour se rendre au travail (14 % de leur revenu contre 2 % pour les usager·ères de l’Hexagone).

C’est donc bien pour la défense du service public ferroviaire, la défense des intérêts des agent·es et des usager·ères que les cheminot·es se battent pour les renforcer.

Les difficultés de fonctionnement, les retards d’aujourd’hui, sont le résultat d’un manque de moyens humains et d’investissements dans le matériel et le réseau, savamment orchestrés pour justifier la privatisation.

Malgré la campagne de désinformation, malgré le mépris et la volonté de passage en force du gouvernement, les cheminot·es restent déterminés et poursuivront leur lutte en juillet et août.

Alors qu’après la SNCF, c’est la totalité des services publics et leurs missions que Macron et son gouvernement, aux ordres du patronat, ont décidé de privatiser, nous appelons tous les usager·ères, les salarié·es à soutenir cette lutte, à entrer eux/elles aussi dans la mobilisation pour stopper Macron et reconquérir le progrès social.

 

22 MAI 2018 : 14H30 devant la Préfecture de Blois

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