L’extrême droite ne sera jamais une solution !

Le 24 juin, l’UD CGT appelait à un rassemblement antifasciste pour dénoncer la présence de l’extrême droite dans le département en marge de la Fête de la Violette orchestrée par G. Peltier.

Pour la CGT dont c’est l’ADN de lutter contre les idées et les pratiques de l’Extrême droite, il y avait urgence à rappeler son imposture sociale. L’Extrême droite ne sera jamais du côté des travailleur·ses alors que le capitalisme s’en accommode très bien. Le bilan des 1ers votes des député·es RN à l’Assemblée nationale, le démontre : iels ont voté contre l’augmentation du SMIC, l’indexation des salaires sur l’inflation, l’encadrement des salaires, le blocage des prix de première nécessité, la gratuité des premiers mètres cube d’eau, la gratuité des cantines et fournitures scolaires pour les plus modestes, la revalorisation des petites retraites, la garantie d’autonomie à 1063 €, le gel des prix des loyers, l’augmentation des hébergements d’urgence, le rétablissement de l’ISF, la taxe sur les superprofits, la taxe sur les revenus supérieurs à 3 millions d’euros, l’augmentation de la TVA sur les produits de luxe, le milliard d’euros à la lutte contre les violences faites aux femmes. Et pour la fin des droits au chômage après abandon de poste, la fin des allocations chômage pour les employé·es refusant un CDI à la fin de leur CDD, la réduction des droits au chômage des étranger·es hors UE, l’interdiction de la présence d’étranger·es au sein des instances représentatives du personnel, la limitation du droit de vote des travailleur·ses précaires aux élections professionnelles, la hausse de la défiscalisation des heures supplémentaires.

La CGT 41 continuera à le dire : le monde du travail ne doit pas accepter les mises en concurrences orchestrées par les puissant·es et le capitalisme entre les salarié·es et les plus précaires, qu’iels soient privé·es d’emplois ou migrant·es. Pour transformer la société et garder l’argent créé par le travail, ce sont les milliards de dividendes qu’il faut récupérer pour renforcer la Sécurité sociale et augmenter les salaires et les pensions.

 

Marche des fiertés : pour l’égalité des droits

Le 3 juin, l’UD CGT 41 participait à la 1ere marche des fiertés de Blois. Loin d’être incongrue, sa présence rappelait que la CGT milite depuis des décennies pour conquérir de nouveaux droits pour les personnes LGBTQIA+. Aujourd’hui, bon nombre de droits acquis ne sont pas respectés. Alors que l’assistance médicale à la procréation (AMP) a été ouverte en 2021 à toutes les femmes, qu’elles soient en couple ou seules, lesbiennes, bisexuelles, aux personnes transgenres et intersexuées, les inégalités perdurent pour les personnes LGBTQI+, notamment dans l’établissement de la filiation, les droits parentaux et, par ricochet, la déclinaison de ces droits dans le monde du travail (congés parentaux, droit au bénéfice de la mutuelle pour le∙la conjoint∙e).

Les inégalités de droits persistantes favorisent les discriminations dont sont victimes les personnes LGBTQI+. Elles se déroulent en 1er lieu dans le monde du travail. Il s’agit de harcèlement dans 32 % des cas recensés. En 2022, 60 % des personnes LGBTQI+ discriminées au travail déclaraient l’être par des collègues, 42 % par des supérieur·es hiérarchiques. De plus les personnes LGBTQI+ voient généralement leur évolution professionnelle bloquée. Le dernier rapport de SOS Homophobie indique que la part des cas de LGBTphobies en milieu professionnel est restée stable (9 % de l’ensemble), mais l’égalité des droits en France n’est toujours pas une réalité. Les agressions physiques déclarées sont en progression. Elles concernent tout particulièrement les femmes.

La CGT exige des employeur∙ses qu’iels créent des environnements de travail inclusifs pour les personnes LGBTQI+, qu’iels mettent en œuvre toutes les mesures et droits de ces salarié·es et que des négociations périodiques obligatoires avec les syndicats soient mises en place sur ces sujets dans les entreprises. Elle exige du gouvernement qu’il contraigne les employeur∙ses à prendre ces mesures et à les formaliser par le biais de la négociation collective, à mettre en œuvre des politiques publiques permettant sensibilisation et pédagogie, et des critères pour apprécier l’efficacité des mesures.

Pour la CGT, gagner l’égalité pour toutes et tous passe par un engagement sans faille contre toutes les formes de discriminations.

 

Des salaires pour vivre pas pour mourir au travail !

En 2016, Macron, alors ministre de l’Économie, disait : « La vie d’un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d’un salarié. Il ne faut jamais l’oublier parce qu’il peut tout perdre, lui. Et il a moins de garantie. » Ce faisant, il occultait le licenciement et ses conséquences économiques, sociales et familiales, l’usure professionnelle mentale et physique des travailleur·ses, l’espérance de vie plus faible d’un·e ouvrier·e, les incapacités, invalidités, inaptitudes, handicaps résultant d’accidents du travail ou des conditions de travail. Macron qui aujourd’hui veut nous faire travailler jusqu’à perpette, parce que le travail jusqu’à la mort est bon pour la santé… des actionnaires, pense que perdre la vie au travail à la suite d’un accident ou d’une maladie est moins « dur » que les soucis de marge bénéficiaire d’un·e patron·ne.

Afin de se soustraire à leur obligation légale d’assurer la sécurité et la santé physique et mentale des travailleur·ses, à leur responsabilité civile et pénale et aux pénalités financières, les employeur·ses mettent en place d’inventives et mortifères stratégies pour dissimuler les accidents du travail :

  • sous-déclaration généralisée dénoncée par l’accord national interprofessionnel signé par le patronat et les organisations syndicales dont la CGT,
  • contestation généralisée (réserves) des déclarations d’accidents du travail par les employeur·ses auprès de la CPAM,
  • pratiques consistant à dissuader les salarié·es de déclarer les accidents de travail à la direction ou de « prendre » les arrêts de travail.

La non-déclaration des accidents du travail porte une grave atteinte aux droits des salarié·es en ce qui concerne l’indemnisation de l’arrêt, la réparation des séquelles par la sécurité sociale et par l’employeur·se  via la reconnaissance de la faute inexcusable.

Le syndicat CGT Eiffage Énergie Systèmes Val de Loire a dénoncé et s’est opposé au projet patronal d’accord d’intéressement comprenant un critère financier de « prévention » calculé sur le taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt qui encourageait sournoisement les salarié·es à sous-déclarer ou à auto-dissimuler leurs accidents du travail pour percevoir la prime d’intéressement. Ce critère revenait à faire porter aux salarié·es la responsabilité de la survenance d’accidents du travail sanctionnée par la perte d’une partie de leur prime d’intéressement en méconnaissance de l’obligation légale de sécurité de résultat qui pèse exclusivement sur l’employeur·se. Cependant, contre l’avis du syndicat CGT, du CSE, et des salarié·es consulté·es par référendum, la direction a refusé toute négociation sur l’intéressement qui ne comporterait pas le critère « prévention ». De surcroît, la direction de l’entreprise dénigre le syndicat CGT jusqu’à inviter les salarié·es mécontent·es de leur rémunération à prendre à partie le syndicat. Révolté·es par le cynisme, le chantage et la violence sociale d’Eiffage Energie Systèmes, les camarades poursuivent leurs actions contre la dissimulation des accidents du travail dont sont victimes les travailleur·ses du groupe EIFFAGE et pour l’augmentation des salaires des femmes et des hommes qui risquent leur vie pour les profits des majors du BTP.

Un·e mort·e par jour travaillé ça suffit ! Des salaires pour vivre pas pour mourir au travail !

 

Dans la lutte, la CGT progresse !

La période de lutte contre la réforme des retraites a permis à de nombreuses et nombreux salarié·es de prendre conscience que l’action revendicative, se mobiliser contre les régressions sociales est vecteur de solidarité et modifie les rapports sociaux entre les salarié·es dans une entreprise, les manifestant·es dans les cortèges, entre les travailleuses et travailleurs de ce pays pour agir ensemble pour défendre leurs intérêts de classe et conquérir de nouveaux droits.

À l’issue de 14 journées de grèves et de manifestations et alors que les congés payés démarrent, si le gouvernement a tout mis en place pour passer à autre chose, en enfonçant le clou sur son programme de reculs sociaux, 70 % de la population et 90 % des travailleur·ses rejettent toujours le report de l’âge légal à 64 ans et l’accélération de l’allongement de la durée de cotisations à 43 annuités.

En ce sens, cette période de très forte mobilisation sociale a ouvert des perspectives pour les mobilisations à venir.

Certain·es plus ou moins proches de faire valoir leur droit à partir en retraite font leurs calculs et affrontent la dure réalité de devoir travailler un ou deux trimestres de plus, au moment où les décrets commencent à tomber et les simulateurs fleurissent un peu partout sur internet. À l’approche de la date d’entrée en application du 1er septembre, la colère ne retombe pas.

Malgré le fait que le contexte général de répression des salarié·es mobilisé·es contre la réforme s’est durci, bon nombre de salarié·es ont décidé d’aller plus loin dans l’engagement et se syndiquent, organisent le syndicat CGT dans l’entreprise afin de faire valoir leurs droits auprès de l’employeur·se, construire et porter les revendications pour l’augmentation des salaires face à l’inflation ; l’amélioration des conditions de travail face à un management extrêmement agressif dans de nombreux secteurs et entreprises qui n’ont pas l’habitude d’avoir à faire à des organisations syndicales, ou ne veulent pas en entendre parler. Revendiquer l’emploi stable et qualifié quand le patronat promeut le travail précaire, la flexibilité pour satisfaire à ses velléités de rentabilité immédiate.

Quand la CGT s’implante dans l‘entreprise sous l’impulsion des salarié·es issu·es du terrain, avec l’appui de l’organisation, structure départementale ou union locale, de syndicats proches géographiquement, professionnellement, ou de connaissances, le·la patron·ne n’a plus à faire à des individus mais à une organisation dans et en dehors de la « tôle ».

Outre le droit constitutionnel de se syndiquer, cela ouvre des droits aux salarié·es qui choisissent de se syndiquer, de structurer le syndicat d’entreprise ou la section syndicale.

Iels peuvent ainsi déposer des listes syndicales au 1er tour des élections professionnelles au CSE, conquis social de haute lutte et avoir des élu·es pour représenter les salarié·es dans l’entreprise, se former et avoir des moyens pour agir.

Le niveau des adhésions au 1er semestre, la volonté des salarié·es nouvellement syndiqué·es à s’organiser en syndicats, les luttes gagnées sur les augmentations de salaires depuis fin 2022 et les résultats récents des élections aux CSE attestent de la confiance que les salarié·es ont dans la CGT et dans le syndicalisme de lutte de classe et de masse pour le progrès social.

Reste à démontrer totalement cette efficacité dès la rentrée, en unifiant les classes laborieuses pour faire reculer Macron, son gouvernement et le patronat et conquérir de nouveaux droits.

 

Retraites, les luttes continuent !

Non aux 64 ans ! Non à l’augmentation des annuités pour une retraite à taux plein !

C’est par ses revendications que toutes le prises de parole CGT se sont ouvertes ou refermées depuis le 19 janvier dernier.

14 journées de manifestations interprofessionnelles et unitaires se sont succédées pour exprimer une exigence commune des ouvrier·es, des employé·es, des précaires, des technicien·nes, des cadres, des jeunes, des retraité·es et des privé·es d’emploi : le refus de travailler jusqu’au tombeau !

Rien n’a entamé l’opposition massive des salarié·es et plus largement de la population à cette réforme : ni les mensonges sur un prétendu déficit, sur les carrières longues, sur les 1200 €, sur les femmes qui vont devoir travailler plus pour gagner moins, sur la pénibilité etc.

À chaque manif, à chaque grève, nous avons dit non aux 64 ans, à chaque slogan, à chaque verre de punch nucléaire de l’UL de Mer nous avons appris la solidarité avec celles et ceux que nous ne connaissions pas, avec les travailleur·ses en grève reconductible, nous avons cultivé la fraternité et la sororité dans ce combat de classe contre le capital.

À chaque manif, sur chaque piquet de grève, sur chaque rond-point, chaque tractage, nous avons répété : NON à deux ans supplémentaires de notre vie pour accroître les profits des grand·es patron·nes, des actionnaires seul·es défenseur·ses de cette réforme et d’un gouvernement aux ordres qui nous condamne à deux ans fermes.

Ensemble, nous avons dénoncé l’exploitation des travailleur·ses jusqu’à la mort, le système capitaliste qui l’organise et exige de travailler plus, plus longtemps, avec des salaires et des rémunérations en baisse, avec plus de chômeur·ses âgé·es et des jeunes exploité·es plus tôt.

Malgré une mobilisation d’une ampleur historique et à grands coups de 49.3, de mépris des travailleur·ses, à grands coups de droit constitutionnel en guise de règlement intérieur de l’État au service des patron·nes, Macron a fait adopter sa réforme mais plus rien ne sera comme avant.

Plus rien ne sera comme avant, parce que la CGT avec les salarié·es exigera des négociations partout pour gagner des départs anticipés pour pénibilité, la prise en compte des années d’études et la hausse du niveau des pensions complémentaires Agirc-Arrco.

Plus rien ne sera comme avant parce que le patronat a tremblé face à la mobilisation exhortant Macron à tenir bon mais contraint de lâcher sur les salaires à l’image de la magnifique victoire arrachée à Verbaudet par la lutte exemplaire des ouvrières et l’engagement de toute la CGT.

Même affaiblis, Macron et le patronat veulent tourner la page, poursuivre la chasse aux pauvres et multiplier les poursuites contre les syndicalistes. Ayons confiance dans notre force, ils et elles sont une poignée, nous sommes des millions, les luttes sur les salaires et contre la retraite pour les mort·es ont ouvert une porte, enfonçons-la !

Non aux 64 ans ! Non à l’augmentation des annuités pour une retraite à taux plein ! C’est dès maintenant reprendre les deux ans qu’on nous a volés en exigeant que l’argent aille aux salaires, à la santé, à nos retraites et aux services publics.

 

 

 

 

Budget de l’État : des choix à revoir !

« On ne peut pas équiper tout le monde au mieux, ça coûterait un pognon de dingue ! … »

Depuis 2000, le constat est sans appel, les établissements médicaux publics français ont perdu près de 80 000 lits, selon les données de la DRESS (direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques). Malgré ce constat catastrophique, le budget de la sécurité sociale reste largement sous dimensionné par le gouvernement dans sa logique d’austérité choisie. Dans le même temps, le budget de la défense, lui, augmente de 40 % jusqu’en 2030, ce qui en fera le premier poste de dépenses du pays.

413 Milliards d’Euros ! Un chiffre qui fait rêver. Combien d’hôpitaux, d’écoles, de services publics, combien d’augmentations de salaires, de pensions, combien de modernisations de bâtiments, combien de besoins sociaux, de recherches médicales, écologiques et technologiques pourraient être satisfaits avec une telle somme sur les 5 prochaines années ?

413 Milliards d’Euros, c’est aussi un budget qui fait froid dans le dos, puisque c’est ce qui pourrait être alloué dans la future Loi de Programmation Militaire (LPM), et ancrer le pays dans une économie de guerre. Ce budget ne découle pas d’une étude de besoins de nos armées sur la modernisation des équipements, mais d’une injonction de l’OTAN qui pousse les pays membres à consacrer 2 % de leur PIB pour s’armer, se surarmer. La LPM passerait ainsi de 295M€, à 413M€.

La place croissante prise par les exportations françaises de matériels militaires installe la France, non plus sur des valeurs humanistes, mais sur ses marques de missiles ou de canons qui détruisent les vies et les infrastructures des pays qui les subissent. Que ce soit en France, où dans les pays acheteurs, dont certains en conflit, les questions démocratiques ne sont plus à l’ordre du jour et les contrôles parlementaires et citoyens sont mis à mal, voire inexistants.

Et dans le même temps, le parcours de santé des Francais·es est devenu un véritable « parcours du combattant », conséquence des choix de privilégier certains budgets. Celui militaire mais aussi le choix de surarmer la police en matériel de répression contre les manifs de gilets jaunes et contre celles des luttes contre la réforme des retraites voulue par Macron.

Après les grands discours (martiaux) de la période Covid et son défilé de promesses non tenues,  les conséquences pour celles et ceux qui étaient en premières lignes ont explosé à la face des ministres de la santé macronistes : fuite des personnels ne pouvant plus tenir face à des conditions de travail délétères, fermetures de lits, de services, urgences comprises.

Pour notre département, les conséquences de cette désertion de l’État se voient clairement. À Romorantin, les personnels du service des urgences se sont mis·es en grève pour obtenir du personnel supplémentaire afin de remplir leurs missions de service public, en toute sécurité, pour elleux et les usager·es. En effet, après une réorganisation interne, deux infirmières devaient, seules, gérer le flux des patient·es de ce service essentiel pour le public tout en assurant dans le même temps les sorties de secours routier (SMUR). Autant dire : mission impossible!

La sécurité n’est pas la seule préoccupation des Francais·es, n’en déplaise à BFM, CNEWS… Pour preuves, les  nombreuses manifestations de soutien des habitant·es de Romorantin  envers les personnels en grève de LEUR hôpital.

Devant ces stratégies de casse des services publics, il faut regarder avec attention les projets de  restructuration de nos centres hospitaliers du département qui, sous couvert de réorganisation de l’offre de soins, sont prétexte à faire disparaître des lits, des services et des personnels dédié·es aux missions de service public de santé en Loir et Cher.

Pour la CGT, la santé n’est pas une dépense mais un investissement au service du pays.