Communiqué – Santé des salarié·es : une obligation des employeur·ses

L’Union Départementale CGT 41 a été alertée de la situation de blocage total des négociations chez Eiffage Énergie Systèmes concernant le projet de mise en place d’un accord d’intéressement. En effet, le syndicat CGT dénonçait l’intégration d’un critère financier de … Continuer la lecture

Tract UD – 27 octobre : nouvelle journée de grève !

Après la réussite du 18 octobre, il faut amplifier le mouvement pour la hausse généralisée des salaires et des pensions et la défense du système des retraites par répartition. Déjà le gouvernement vient de dégainer deux fois le 49-3 pour … Continuer la lecture

Appel unitaire – L’augmentation des salaires et des pensions : une priorité pour toutes et tous !

Les salarié·es du secteur public comme privé, les retraité·es, les jeunes partagent toutes et tous une même priorité face à l’augmentation du coût de la vie, il faut augmenter les salaires, les pensions, les allocations et les bourses étudiantes. Beaucoup … Continuer la lecture

NON à la convention collective nationale de l’UIMM !

Le gouvernement et le patronat veulent réduire les droits des salarié·es par tous les moyens possibles, d’une part par la modification des conventions collectives et d’autre part par le code du travail.

L’UIMM, syndicat patronal des employeur·ses, à commencer à négocier sur la nouvelle convention collective nationale en 2016. Le but est de diminuer le nombre de conventions collectives en France et de diminuer les droits dans les conventions collectives. Cette nouvelle convention collective nationale rassemblera 76 conventions territoriales, la convention nationale des cadres et la convention collective nationale de la sidérurgie ainsi que 26 accords nationaux et 52 avenants.

Les salarié·es rattachés aux conventions collectives de la métallurgie représentent 1 400 000 de salarié·es dont plus de 50 % de technicien·nes, ingénieur·es et cadres (300 000 ingénieur·es et cadres), 21 % de femmes et 140 000 intérimaires. Cela concerne près de 45 000 entreprises.

L’UIMM négocie avec les 4 organisations syndicales des salarié·es représentatives CGT, FO, CFDT et CFE-CGC. Elle fractionne la convention en 11 thèmes, une fois un thème accepté par la majorité des syndicats, celui-ci est mis en réserve.

  • Thème 1 – Architecture conventionnelle
  • Thème 2 – Classifications
  • Thème 3 – Temps de travail
  • Thème 4 – Santé, conditions et qualité de travail
  • Thème 5 – Droits individuels
  • Thème 6 – Emploi et formation professionnelle
  • Thème 7 – Protection social
  • Thème 8 – Rémunération
  • Thème 9 – Dialogue social en entreprise
  • Thème 10 – Champ d’application (code NAF)
  • Thème 11 – Dispositions transitoires

Le thème 6 sur l’Emploi et formation professionnelle a été signé par les autres organisations syndicales.

Le projet de l’UIMM est de faire signer fin 2021 l’ensemble des thèmes pour une entrée en vigueur pour toutes les sociétés au 1er janvier 2024. Durant la période transitoire de 24 mois de 2022 à 2023, il y aura application des thèmes signés à la majorité comme la protection sociale au 1er avril 2022 et au 1er janvier 2023 pour toutes les entreprises.

La consultation et information des Instances Représentative du personnel, l’information des salarié·es, la description des emplois, la cotation et le classement  des emplois seront mis en place durant cette période transitoire.

Ci-dessous quelques exemples du recul sur les droits actuels.

  • Une non reconnaissance des diplômes.
  • Une rémunération au poste.
  • Le travail du dimanche imposé.
  • Le contingent d’heures supplémentaires passe de 220h à 450h annuelles.
  • La durée du travail passe à 12h, de jour comme de nuit.
  • Un volume horaire hebdomadaire de 0h à 48h ou 46h sur 12 semaines.
  • Licenciement possible même en arrêt maladie indemnisé à 100 %.
  • 1 jour de carence non rémunéré.
  • 2 jours maximum de congés supplémentaires pour l’ancienneté et 3 jours pour les cadres.
  • Prime de panier de nuit à 6,70 €.
  • Prime d’ancienneté, suppression de la majoration de 5 % et 7 % et modification du mode de calcul.

Pour l’UIMM « Il faut responsabiliser le salarié dans son recours à l’arrêt de travail » par l’introduction d’un 1er jour de carence non indemnisé en cas d’arrêt de travail. Sur la classification l’UIMM veut classer le ou la salarié·e par l’emploi tenu, un classement à partir de 6 critères classant divisés en 60 cases avec le changement de coefficient en fonction du changement de poste. C’est uniquement l’employeur·se qui décide de la fiche de poste donc du salaire du/de la salarié·e. Il y aura la mise en place d’une prime différentielle pour maintenir le niveau de rémunération avec les primes existantes pour les salarié·es déjà en activité. Le but est de réduire ou supprimer des primes pour les nouveaux arrivant·es et de bloquer la revalorisation des primes existantes pour les salarié·es présents.

La manifestation à Paris devant le siège de l’UIMM le 25 novembre 2021 avait pour but de faire reculer le patronat sur son projet de CCN et ses reculs sociaux. Les autres organisations syndicales ont déjà signé certains thèmes ce qui poignarde dans le dos tou·tes les salarié·es de la métallurgie ainsi que la CGT.

26 janvier : lutte pour l’augmentation des salaires !

Bientôt 6 ans que les salaires de la Fonction Publique sont gelés pour souscrire à la politique d’austérité exigée par l’Union Européenne, que s’empressent d’appliquer les différents gouvernements au pouvoir…

Avec la hausse des cotisations sociales retraites des fonctionnaires sous le fallacieux prétexte d’aligner leur régime à celui du privé, quand les employeurs sont de plus en plus exonérés, les agents voient leur salaire net diminuer tous les ans.

Les prochaines négociations dans la Fonction Publique qui s’ouvriront sur la question des salaires se font sous des auspices toujours aussi néfastes pour les agents. D’autant que le gouvernement ne se prive pas en parallèle d’attaquer le statut de la Fonction Publique à coup de PPCR (Parcours Professionnels Carrières et Rémunérations) qui prévoit la remise en cause de l’avancement d’échelon et l’allongement des carrières et de RIFSEEP (Régime Indemnitaire lié aux Fonctions, aux Sujétions, à l’Expertise et à l’Engagement Professionnel) qui va renforcer l’individualisation des rémunérations par l’instauration de nouvelles primes au mérite.

Dans le secteur privé, les hausses de salaires, normalement négociées lors des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires), ne sont guère plus réjouissantes pour les salariés et le gouvernement n’a augmenté le SMIC que de 0,6% en janvier dernier.

Les accords de compétitivité, au nom du mythe de la sauvegarde de l’emploi, se multiplient, contraignant les salariés à accepter des baisses de salaires ou des augmentations du temps de travail.

Ainsi, les richesses créées par le travail partent de plus en plus dans les dividendes des actionnaires plutôt que dans les salaires et l’investissement.

Ces dividendes ont augmenté de quatre à cinq fois en trente ans pour atteindre 56 milliards en 2014.

C’est dans ce cadre que l’Union Départementale a appelé à élargir la journée d’action prévue dans la Fonction Publique le 26 janvier à l’ensemble de la population pour exiger une véritable hausse des salaires pour répondre aux besoins des salariés et de leurs familles.

Les revendications portaient sur :

⇰  Le dégel et l’augmentation significative du point d’indice dans la Fonction Publique ;

⇰  Une revalorisation des salaires, retraites et minima sociaux de 400€/mois ;

⇰  La hausse du SMIC à 2000€ ;

⇰  Le retrait des réformes régressives sur les collèges, les territoires, la santé et des lois Macron et Rebsamen qui dérèglementent toujours plus le Code du travail, les statuts et dégradent toujours plus les conditions de travail ;

⇰  La défense et le développement des garanties statutaires, des conventions collectives nationales, du droit du travail pour renforcer les droits des salariés et des populations.

 

 

 

Priorité revendicative sur la hausse des salaires

 

Ces dernières années, au nom de la compétitivité des entreprises, de la concurrence internationale, les salariés font les frais d’un odieux chantage à l’emploi visant à contraindre les salariés d’accepter un gel, voire une baisse des salaires. Continuer la lecture