30 mars : retraité.es, ensemble nous devons agir !

Dans le cadre d’une journée nationale unitaire de mobilisations, l’Union Syndicale des Retraités de Loir & Cher, la FSU et la FGR, appellent les retraité.es à un rassemblement devant la Préfecture de Blois le jeudi 30 mars 2017 à 15H00, … Lire la suite

Prise de parole du 7 mars 2017

Le choix de nous rassembler devant la CPAM de Loir et Cher ne relève pas du symbole mais est l’occasion de rappeler que la sécurité sociale appartient aux assurés sociaux parce qu’elle est financée par le salaire, le travail des … Lire la suite

Le 7 mars ensemble en Loir et Cher dans l’unité la plus large!

Mobilisons-nous! Pour nos salaires, nos emplois, nos conditions de travail, Pour nos Services Publics, Pour notre protection sociale. Les lois de finances et de financement de la Sécurité sociale adoptées sous l’actuel quinquennat ont continué à organiser l’asphyxie et l’étranglement … Lire la suite

Tous ensemble pour la reconquête d’une véritable sécurité sociale solidaire

L’Union Départementale des syndicats CGT de Loir & Cher, appelle tous les salariés actifs, retraités et privés d’emploi à participer au rassemblement organisé par l’Union Syndicale des Retraités de Loir & Cher, à l’occasion du Conseil d’Administration, le : JEUDI … Lire la suite

Face à l’insécurité sociale, il faut plus de sécurité sociale !

La sécurité sociale, formidable conquête sociale des travailleurs due à leur engagement pour libérer la France du joug nazi, est née du Programme du Conseil National de la Résistance dans le contexte d’un patronat affaibli et discrédité pour sa collaboration avec l’occupant.

Pour rendre possible ce plan de sécurité sociale d’un point de vue économique, le programme du CNR comprenait « l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie pour assurer la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général par le retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun… »

Cela explique pourquoi le patronat n’a eu de cesse de s’y attaquer. De nos jours dans le discours du gouvernement, allié inconditionnel du patronat, la solidarité serait archaïque, d’un autre temps. Pour aller de l’avant, il faudrait se soumettre au mythe de la compétitivité pour l’emploi. Le salaire et donc la sécurité sociale sont attaqués parce qu’ils seraient contraires à l’emploi …

Or, devant les inégalités et l’insécurité sociale croissantes, il faut assurer l’égalité par un nouveau statut du salarié qui garantisse un salaire au regard de sa qualification universelle quels que soient son poste, son entreprise ou établissement et sa situation de travail : période d’activité, de formation, de chômage… De même, comme l’exprime la population, il faut plus de solidarité, plus de sécurité sociale pour assurer à tous une vie digne de la naissance à la mort.

Il faut libérer le travail de l’exploitation capitaliste par une reconnaissance salariale universelle de la qualification du travailleur et par les créations de nouvelles caisses de sécurité sociale : l’une pour les salaires et l’autre pour les investissements. Ainsi les salariés bénéficieraient d’une garantie de ressources à vie au regard de leurs qualifications et de leurs évolutions par des salaires versés par cette caisse salaires alimentée par les cotisations des entreprises qui n’auraient plus à les gérer. C’est ce que la CGT nomme la sécurité sociale professionnelle qui viendrait s’ajouter à la sécurité sociale existante qu’il faudrait rendre unique, universelle et solidaire. Concernant la caisse d’investissements ce sont les producteurs donc l’ensemble des salariés (de l’exécutant au directeur) qui devraient décider de leur attribution. Cela permettrait de s’émanciper du capitalisme mondialisé et de mettre fin à la constitution de profits parasitaires et néfastes à l’intérêt général.

Les propositions de la CGT pour garantir une égalité d’accès aux soins :

  • La reconnaissance de l’universalité du droit à la couverture maladie quelles que soient les situations au regard de l’emploi ;
  • Le remboursement à 100% pour tous les actes médicaux et paramédicaux, prescriptions, appareillages et prothèses, cures thermales ;
  • La généralisation du tiers payant et la suppression du forfait hospitalier ;
  • Le remboursement immédiat à 100% d’actes concernant la contraception et l’IVG ;
  • La prise en charge par la sécurité sociale de tous les soins découlant de la perte d’autonomie, qu’elle soit liée à l’âge, ou à un handicap ;
  • La suppression de la pratique des honoraires libres et du secteur II.
  • Le retour à un seul secteur conventionnel avec revalorisation du statut des médecins ;
  • L’hôpital doit constituer le pivot essentiel du système de distribution des soins.

Dans le département la CGT propose de porter la revendication d’un salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) mensuel de 1700 euros à 2000 euros brut.

De même, elle porte au travers de la sécurité sociale professionnelle et d’un nouveau statut du travail salarié :

  • une reconnaissance universelle de la qualification du salarié par une classification des qualifications dans une grille indiciaire interprofessionnelle ;
  • la garantie à chaque salarié d’un déroulement de carrière fondé sur l’expérience acquise, l’ancienneté, la formation continue qui, au regard de l’élévation de ses qualifications, lui assure une augmentation régulière de salaire par une promotion professionnelle liée à sa progression de qualification.
  • le maintien du salaire au regard de la qualification acquise quel que soit son poste de travail, son entreprise, son établissement et quelle que soit sa situation d’emploi : activité, congés maladie, formation, chômage…
  • l’âge légal de départ à la retraite à taux plein dès 55 ans, 50 ans pour travaux pénibles ;
  • une pension retraite qui soit la continuité du meilleur salaire pour tous ;
  • la suppression de toute référence d’annuités ou de points par le versement de cotisations sociales liées au salaire versé au regard de la qualification dès 18 ans pour tous.

Le système de Sécurité sociale français depuis le « plan » de 1945 évolue au rythme des luttes et des rapports de force

1947-1961 Création des régimes de retraite complémentaire des cadres et des non-cadres (accords des 14 mars 1947 et 8 décembre 1961). L’AGIRC et l’ARRCO seront rendus obligatoires par la loi du 29 décembre 1972.
1958 Instauration du « ticket-modérateur  partie du coût des frais d’hospitalisation ou de maladie qui reste à la charge de l’assuré.
1967 Quatre ordonnances remettent en cause l’unicité de la Sécurité sociale. Cette réforme dite Jeanneney (Ministre des Affaires sociales) assure la séparation financière des risques dans trois « branches » distinctes (santé, vieillesse, famille) par la création de trois caisses nationales.
1972-1973 Loi instituant la protection obligatoire des salariés agricoles contre les accidents du travail.
1975 Loi assurant la généralisation de l’assurance vieillesse obligatoire à l’ensemble de la population active.
1982 Loi abaissant l’âge de la retraite à 60 ans.
1988 Loi créant le Revenu Minimum d’Insertion (RMI).
1990 Loi créant la Contribution Sociale Généralisée (CSG), prélèvement assis sur l’ensemble des revenus
1993 Loi réformant les retraites (augmentation de la durée d’assurance requise pour bénéficier d’une pension à taux plein pour les salariés du secteur privé).
1996 Création de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). Loi de Financement de la Sécurité sociale (LFSS), l’assemblée nationale détermine l’équilibre financier de la Sécurité sociale.
1997 Mise en place de la carte Vitale.
1999 Loi créant la Couverture Maladie Universelle (CMU)
2003 Loi « Fillon » portant réforme des retraites (allongement progressif de la durée de cotisation étendu aux fonctionnaires pour bénéficier d’une pension à taux plein).
2004 Réforme de l’assurance maladie : création du médecin traitant référent, du dossier médical personnel, des médicaments génériques, reste à charge de 1€ par consultation et 0.50€ par boite de médicaments.
2005 Loi organique relative aux LFSS : mise en œuvre de la démarche objectifs-résultats à la Sécurité sociale.
2006 Mise en place du Régime social des Indépendants (RSI) : professions libérales, industriels, artisans, commerçants
2010 Nouvelle réforme des retraites : augmentation progressive de l’âge d’ouverture des droits à 62 ans au lieu de 60, augmentation de la durée de cotisation, augmentation progressive de 2,7% du taux de cotisation des fonctionnaires.
2014 Loi de financement rectificative de la sécurité sociale révisant à la baisse les cotisations d’allocations familiales des employeurs.